5 raisons de se réjouir du retour de la baby Jag’

La rumeur enflait depuis quelques semaines déjà et a été confirmée aujourd’hui par le site internet anglais Autocar. Si aucune annonce officielle n’a été faite de la part du groupe Jaguar Land Rover, le site Autocar peut être considéré comme une référence, particulièrement en ce qui concerne l’automobile anglaise. La nouvelle de la mise à l’étude d’une berline d’entrée de gamme par le constructeur au félin est donc à prendre très au sérieux.

Les données dont nous disposons pour l’instant sont relativement peu nombreuses, la future Jaguar serait construite sur la récente plate forme du Range Rover Evoque, les dimensions se situeraient aux alentours de 4,50 m. La berline serait équipée de mécaniques de petites cylindrées et peu puissantes : moteurs 3 cylindres essence où 4 cylindres diesel pour des puissances ne dépassant pas les 200 ch. En ce qui concerne la transmission, les informations divulguées font état d’une traction avant et de boites automatiques à 8 ou 9 rapports. Faibles cylindrées, faibles puissances, nombreux rapports de boites : il s’agit à n’en pas douter d’un véhicule orienté vers l’écologie.

La présentation de cette baby Jag’ est prévue en 2014 pour une commercialisation à l’horizon 2015. Jaguar ne devrait pas se limiter à une berline mais également en proposer des dérivés : break, coupé trois portes ou encore roadster.

Une telle voiture à-elle sa place dans la gamme Jaguar ?
Pour Morrissette, la réponse est on ne peut plus claire, absolument,  une petite berline traction d’entrée de gamme à sa place dans l’offre Jaguar. Après cette affirmation, place aux explications :

1/ N’oublions pas que la philosophie de Sir Wiliams Lyons (fondateur de la marque) était d’offrir des voitures de qualité à un prix défiant toute concurrence. La type E qui est aujourd’hui une voiture mythique, coûtait lors de son lancement deux à trois fois moins chère que ses principales concurrentes. Une berline d’entrée de gamme viendrait inévitablement se positionner en dessous de la grande routière XF et diminuerait par conséquence le prix du ticket d’entrée de la marque Jaguar, perpétuant ainsi la philosophie de son fondateur.

2/ A peine la rumeur de l’étude d’une Jaguar traction avant d’entrée de gamme apparaissait sur Internet, que l’ensemble de la presse et des blogs bien pensants de l’automobile critiquaient le projet. Ceux-ci ne manquent pas de rappeler l’épisode de la X-Type, berline d’entrée de gamme des années 2000, décrite comme une Jaguar du pauvre ou encore comme une Ford Mondeo rebadgée. Malgré cette mauvaise presse, la X-Type s’était relativement bien vendu lors de se commercialisation. Jaguar à toujours eu pour habitude de bousculer les conventions, il n’y a pas de raisons que cela change à l’horizon 2015. De plus, Morrissette adore tout ce qui est pour déplaire à la presse automobile bien pensante.

3/ Une Audi A3 n’est-elle pas une Volkswagen Golf ou une Seat rebadgée ? Mercedes ou encore BMW ne proposent-ils pas dans leurs gammes des berlines d’entrée de gamme avec les Classe A, B ou Séries 1 ? Actuellement, tous les concurrents de la marque de Coventry proposent des berlines de faibles cylindrées dans leurs gammes, sans que personne ne trouve à y redire. Récemment, c’est même la prestigieuse marque Rolls Royce, joyau de la couronne britannique, qui a commercialisé une « baby » Rolls. La descente en gamme des constructeurs les plus luxueux est dans l’air du temps, il est donc normal que Jaguar suive le chemin emprunté par tous ses principaux concurrents.

4/ Jaguar est certes un constructeur d’automobiles de luxe, mais il doit, comme toute entreprise faire face à des réalités économiques. Il est donc nécessaire de produire des volumes importants afin de réaliser des économies d’échelles et de rester compétitif face aux concurrents toujours plus nombreux et exotiques. Tout le monde apprécie les XK, XJ ou XF qui sont de magnifiques automobiles, malheureusement ces modèles ne génèrent pas d’importants volumes et il est donc obligatoire que Jaguar se diversifie afin de pouvoir survivre. De plus, une berline prestigieuse d’entrée de gamme ouvre des débouchés non négligeables sur les marchés émergents que sont la Chine et l’Inde, marchés devenus incontournables pour tout constructeur automobile.

 5/ Que l’on soit d’accord où non, l’écologie et devenu un critère déterminant dans la conception des véhicules. Jaguar n’échappe pas à la règle et doit réduire au maximum les émissions de CO2 moyennes de sa gamme de véhicules pour se conformer aux législations aussi bien européennes que nord-américaines. En 2016, la norme CAFE entrera en vigueur aux Etats-Unis imposant à chaque constructeur de vendre un nombre conséquent de voitures consommant peu (capables de parcourir plus de 50 miles par galon). La future berline Jaguar permettra à la firme de Coventry de réduire ses émissions moyennes de CO2 et ainsi de pouvoir nous proposer de fabuleux V6 ou V8 sur les futures XE ou XK. Comme dans les années 50, Jaguar doit exporter vers les Etats Unis ou mourir, en 1950 c’était pour obtenir des devises étrangères et donc de l’acier, en 2015, ce sera toujours pour obtenir des devises étrangères et pouvoir continuer à produire des voitures de sport.

Pour toutes ces raisons qui sont, Morrissette le concède, plus ou moins objectives, une berline d’entrée de gamme est donc indispensable dans la future offre de Jaguar. En plus de celles déjà évoquée, voici quelques raisons plus personnelles, propres à Morrissette :

  • Plus il y a de voitures anglaises mieux c’est,
  • Une Jaguar restera quoi qu’il arrive une Jaguar,
  • God save the Queen and the Jag’ !

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