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Vente RM Auctions Sotheby’s durant Rétromobile 2016

Les ventes aux enchères sont désormais un élément indissociable du salon Rétromobile. Si auparavant, les enchérisseurs devaient se contenter de la vente officielle du salon, depuis quelques années, c’est une véritable semaine d’enchères avec pas moins de trois ventes qui sont proposées aux acheteurs potentiels. Les enchérisseurs viennent du monde entier pour compléter leurs collections avec des pièces rares et les ventes parisiennes sont devenues un rendez-vous incontournable du monde de la collection comme peuvent l’être les ventes de Pebble Beach au mois d’août ou encore celles de Scottsdale cette semaine.

RM Auctions Sotheby’s né de la fusion des départements automobiles des deux célèbres maisons de ventes aux enchères sera le premier à organiser sa vente parisienne. Celle-ci intitulée simplement The Paris Sales se déroulera le 3 février aux pieds de l’hôtel des invalides.
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Catalogue RM Auctions Sothebys Paris 2016.

Fidèle à son habitude RM Auctions Sotheby’s ne proposera pas un catalogue pléthorique mais une sélection restreinte d’une soixantaine d’automobiles. Peu ou pas de populaires dans le catalogue, mais les plus belles autos des années 1900 à 2000 allant d’une sélection de voitures du début du siècle dernier jusqu’à une très moderne Ferrari Enzo. La plupart des marques de prestige figurent au catalogue : Alfa Romeo, Aston Martin, Austin Healey, BMW, Facel Vega, Ferrari, Jaguar, Lancia, Lamborghini, Maserati, Mercedes-Benz, Porsche …

Les voitures seront exposées à partir du 2 février à l’Hôtel des Invalides, coté place Vauban dans le chapiteau monté à l’occasion du Festival Automobile International et de la vente RM Auctions Sotheby’s :

  • Mardi 2 février de 12h à 22h (entrée libre)
  • Mercredi 3 février de 10h à 12h (entrée libre)
  • Mercredi 3 février de 12h à 17h (entrée sur présentation du catalogue vendu 70€)
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La vente débutera à 19h le mercredi 3 février, on retrouvera derrière le marteau Max Girardo, le commissaire-priseur polyglotte particulièrement apprécié de Morrissette.

Si l’an dernier nous avions retenu un couple italo-britannique dans nos coups de cœur de la vente RM Auctions, cette année c’est une allemande qui vient se joindre à une anglaise dans notre sélection.

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Austin Healey 100 M Le Mans 1956

L’Austin Healey 100 propulsée par un moteur 4 cylindres de 2,6 litres est l’archétype du roadster britannique. La recette est très connue : un gros moteur issu de la grande série installé sur un châssis robuste et habillé d’une carrosserie minimaliste mais très élégante. Les ventes de l’Austin Healey 100 sont prometteuses et Donal Healey, soucieux d’accroitre les performances de la voiture en compétition décidait de développer une version plus puissante, ça sera la 100 M (M pour Le Mans).

La 100 M voit le jour en 1955, il s’agit d’une évolution plus que d’une révolution des modèles BN1 et BN2. Les performances du moteur sont boostées par de gros carburateurs et une nouvelle boite à air ainsi que par un arbre à cames plus méchant. Le tout s’accompagne de pistons haute performance et d’un taux de compression plus élevé pour atteindre la puissance de 110 chevaux. Du coté châssis, peu de modifications si ce n’est un affermissement de la suspension avant et une optimisation du flux d’air pour refroidir et alimenter le moteur.

Toutes les pièces formant le kit le Mans étaient également disponibles chez Healey, permettant aux possesseurs de BN1 et BN2 de booster les performances de leurs roadsters bien aimés. Les pistons haute performance n’étaient pas disponibles dans le kit, ce qui fait que les voitures équipées à postériori souffraient d’un déficit de 10 chevaux par rapport aux voitures directement équipées à l’usine.
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Healey 100 M RM Auctions Sothebys.
La voiture proposée à la vente est l’un des 640 roadsters 100 M équipés directement par l’usine des spécifications M. Cela est attesté par un certificat du British Motor Industry Heritage Trust qui confirme l’authenticité de la voiture. Ce document indique par ailleurs que la voiture a été produite en noir et rouge, telle qu’elle est toujours aujourd’hui. La 100 M de la vente a bénéficié d’une restauration mais a néanmoins conservé son moteur d’origine, ce qui fait tout l’intérêt de cette voiture.

Moins exclusive qu’une 100 S, cette 100 M reste toutefois une voiture rare que les amateurs devraient se disputer lors de la vente aux enchères. La voiture est proposée sans prix de réserve et est estimée entre 160 000 et 200 000€

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BMW 507 Roadster série II 1957

La BMW 507 roadster a toujours vécu dans l’ombre de sa rivale de Stuttgart, la Mercedes 300 SL. Comme cette dernière, la BMW 507 roadster a été développée si ce n’est à la demande, au moins avec le concours de Max Hofmann, le célèbre importateur de voitures européennes de prestige à New York. BMW cherchait alors à développer un modèle pouvant mettre en avant les qualités de son moteur V8 de 3,2 litres développant 150 chevaux installé dans les berlines de la maque. Max Hoffman cherchant de son côté une voiture de sport de prestige, il devint une évidence qu’une telle mécanique serait parfaitement adaptée à un luxueux roadster destiné au marché nord-américain.

Malgré ses évidentes qualités mécaniques, la BMW 507 Roadster coutait une fortune à produire et était donc également extrêmement chère pour les acheteurs. La voiture n’a jamais rencontré le succès commercial et seulement 250 exemplaires ont été produits. Cette faible production ne l’empêchera pas d’être la voiture des stars américaines parmi lesquelles le plus célèbre est sans doutes Elvis Presley.
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BMW 507 RM Auctions Sothebys.
La voiture proposée à la vente est une 507 roadster Série II construite en 1957 et peinte en Feder Weis (blanc duvet) avec intérieur Korallrot (rouge corail). La voiture possède ses roues Rudge d’origine qui font l’élégance de la 507 roadster ainsi qu’un raffiné hard top. Les amateurs apprécieront que la voiture dispose également de son manuel et de son outillage.

L’historique de la voiture est entièrement documenté depuis la livraison de celle-ci à un expert-comptable suisse en 1958 jusqu’à nos jours. La voiture a connu 4 propriétaires depuis sa mise en circulation et a bénéficié d’un entretien constant. Le moteur a notamment été changé et la boite de vitesses remplacée par une plus moderne boite ZF à 5 rapports. Une concession à la modernité qui nous apparait comme une faute de goût sur une telle auto. La voiture a passé la majorité de son existence entre l’Allemagne et la Suisse ou elle a été entièrement révisée avant la vente.

Les BMW 507 roadsters sont éligibles à la plupart des manifestations historiques de prestige parmi lesquelles le Tour Auto ou encore les Mille Miglia. L’estimation est à la hauteur de la rareté et du prestige de la voiture puisque celle–ci est estimée entre 1 900 000 et 2 200 000 €.

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Pour plus d’informations : www.rmsothebys.com/pa16/paris

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Lettre au Père Noël #4

Noël approche et notre liste au Père-Noël s’étend de jour en jour. En cette année de sortie d’un nouveau James Bond, impossible de ne pas glisser une Aston Martin dans notre sélection. Il ne s’agit cependant pas d’une DB5 directement associée à 007 mais d’une beaucoup plus rare et plus exclusive DB4 GT Zagato.
.DB4GT Zagato 1.
Cette voiture anglo italienne est basée sur un châssis de DB4 GT, dotée du 6 cylindres en ligne Aston martin de 3,7 litres développant dans cette version spécifique 314 chevaux. Celui-ci bénéficie des évolutions les plus poussées avec notamment le double allumage et un taux de compression plus élevé.

Cependant, l’originalité de la voiture ne repose pas sur sa partie mécanique mais sur sa carrosserie. Celle-ci toute en aluminium est particulièrement fluide et signée de la main du maître italien Zagato. L’Aston Martin DB4 GT Zagato a été présentée pour la première fois au salon de Londres en 1960 et était proposée à un prix exorbitant, rappelons que les Aston Martin « classiques » faisaient partie des voitures les plus chères à l’époque. Aston Martin et Zagato tablaient sur une production de 25 exemplaires mais seulement 19 verront finalement le jour faute de demande.

L’Aston Martin DB4 GT Zagato était prédisposée à la compétition du fait de son puissant moteur et de son poids contenu. Elle sera engagée à Goodwood ou encore aux 24 heures du Mans mais n’obtiendra pas un palmarès conséquent. Les Ferrari 250 GT puis 250 GTO empêchant l’anglo italienne de viser la victoire à la régulière.
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DB4GT Zagato 2.
L’exemplaire proposé lors de la vente Driven by Disruption est le quatorzième de la série et a été exporté en Australie en 1960. La voiture a couru de l’autre côté de la planète pendant plusieurs années avant de revenir en Grande Bretagne au début des années 90. La voiture immatriculée 4 RTA a été entièrement restaurée entre 2002 et 2004. Suite à cette restauration, la voiture a été présentée dans de nombreux concours d’état ou elle a été plusieurs fois primée. Voici quelques images de la belle en action :

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L’Aston Martin DB4 GT Zagato est estimée entre 15 et 17 millions de dollars. Pour cette somme vous obtiendrez l’une des voitures les plus désirables mais également une voiture éligible pour le Goodwood Revival (ou l’on en voit de temps à autre) et pour Le Mans Classic.

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Si vous n’avez pas lu nos précédentes lettres au Père-Noël, voici un rappel des chapitres déjà publiés :

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Lettre au Père Noël #3

Nous continuons notre liste au Père-Noel avec ce troisième chapitre consacré cette fois à une automobile allemande puisqu’il s’agit d’une 300 SL papillon dans sa déclinaison Sportabteilung. Cette Mercedes conserve cependant un lien étroit avec l’Angleterre puisqu’elle a été pilotée en son temps par la légende Sir Stirling Moss lors du Tour de France Automobile de 1956.

Il est intéressant de constater le nombre d’autos pilotées par Sir Stirling Moss que l’on retrouve régulièrement dans les ventes aux enchères. Il faut rappeler qu’a l’époque les pilotes, quelques soit leur renommée multipliaient les engagements, que ce soit lors d’épreuves nationales ou internationales, en GT, Tourisme, Formule 3, Formule 2, Formule 1 ou encore Endurance. Les contrats avec les marques étaient beaucoup moins restrictifs qu’à l’heure actuelle et il n’était pas rare qu’un pilote prenne le volant d’une dizaine d’autos différentes au cours d’une saison de sport automobile. Cette multiplicité des pilotes de renoms fait aujourd’hui le bonheur des maisons de ventes aux enchères qui peuvent ainsi faire grimper les prix en proposant à la vente des « ex Moss », « ex Fangio » …
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3PP SL 1

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Revenons à la Mercedes 300 SL qui sera proposée à la vente Driven by Disruption organisée par RM Sotheby’s (née de la fusion entre RM Auctions et Sotheby’s) le 10 décembre à New York. La version Sportabteilung de la Mercedes 300 SL est particulièrement rare car seulement 4 exemplaires auraient été produits. La voiture est sortie des ateliers de productions le 27 aout 1955, la voiture a ensuite connu une carrière sportive dont le plus beau chapitre reste la seconde place acquise au Tour de France Automobile 1956 aux mains de Sir Stirling Moss.

La voiture est restée dans la même famille depuis 1966 et a fait l’objet d’une restauration intégrale à la hauteur du pedigree et de la valeur d’une 300 SL au palmarès unique. Pour bien mettre en avant l’histoire du modèle, RM Sotheby’s a fait réaliser par le talentueux photographe Rémi Dargegen une série de clichés sur l’autodrome de Linas Montlhéry ou la voiture exhibe fièrement sa plaque et ses numéros de course.
.300 SL 2.
La voiture est estimée entre 5 et 7 millions de dollars et sera proposée au sein d’une vente exceptionnelle regroupant des modèles plus rares et plus chères les uns que les autres, en voici un petit aperçu.

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Si vous n’avez pas lu nos précédentes lettres au Père-Noël, voici un rappel des chapitres déjà publiés :

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Vidéo de la semaine #232

Chaque semaine Morrissette met à l’honneur une vidéo qui a particulièrement retenu son attention. Toutes les vidéos ont pour thème l’automobile, que ce soit ancienne ou moderne.

La vidéo de la semaine :
La Type C a permis à Jaguar de s’imposer pour la première fois aux 24 heures du Mans au début des années 50. Cette série victorieuse a ensuite été perpétuée par les Type D dans la seconde moitié des années 50 puis plus tard par les XJR-9 et XJR-12.

La Jaguar Type-C est une voiture de course aux lignes très pures, directement dérivée des XK 120 motorisée par le fameux 6 cylindres en ligne. Aussi à l’aise sur circuit que sur la route, cette voiture rare a fait l’objet de nombreuses répliques. Les véritables Jaguar Type-C s’échangent souvent pour plusieurs millions d’euros lors de ventes aux enchères de prestige. La XKC 052 qui a terminé notamment 4ème des 24 heures du Mans 1953 sera proposée à la vente par RM Auctions Sotheby’s lors de la vente de Monterey à la mi-aout.

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En bonus le résumé des 24 heures du Mans 1953 :
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Une MG B ex Sebring vendue aux enchères

Ce weekend RM Auctions, spécialiste de la vente aux enchères de voitures de collection désormais associé à Sotheby’s organisait une vente intitulée The Andrew Collection. Plus de 180 lots d’Automobilia été proposés aux enchères ainsi qu’une petite centaine de voitures parmi lesquelles une MG B et non des moindres. Il ne s’agit pas d’un modèle standard mais d’une MG B dite lightweight en raison de sa carrosserie en grande partie en aluminium avec un important palmarès en compétition.

Cette MG B numéro de châssis GHN 3L/112 est l’une des premières produites (parmi les 12 premiers châssis) puisqu’elle est sortie des chaines de montage en 1962 et a été envoyée directement aux Etats-Unis. Au début de l’année 1964, elle a été modifiée en voiture de compétition par l’ajout des éléments en aluminium (ailes avant, capot, porte et coffre) ainsi que le remplacement des vitres latérales et arrière par des éléments en plastique. La partie mécanique a également été améliorée avec de nouveaux pistons, une culasse et un arbre à cames modifiés directement issus du département compétition de la BMC.
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MG B Sebring 1

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Ces modifications ont été faites dans un but très précis : engager cette MG B aux 12h de Sebring 1964. La voiture arbore alors une livrée bleue à bandes blanche et rouge et porte le numéro 48, une décoration bien connue depuis par les amateurs de MG. La n°48 a participé avec succès aux 12h de Sebring 1964 en terminant 22ème au classement général et 4ème de sa classe pilotée par Jim Adams et Merle Brenna. La voiture a ensuite continué à courir aux Etats-Unis dans différentes configurations jusqu’au milieu des années 70.

Au début des années 2000, Butch Gilbert qui possédait alors deux des trois MG B ayant couru aux 12h de Sebring 1964 (la 47 rouge et la 48 bleu) a décidé de remettre les deux voitures dans leur configuration originale de Sebring. GHN 3L/112 a alors retrouvé ses éléments en aluminium et sa décoration d’origine. La voiture a été terminée en 2004 et présentée à Laguna Seca.
.MG B Sebring 2

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Proposée à la vente sans prix de réserve cette MG B était estimée entre 140 000 $ et 180 000 $. Si le prix peut sembler élevé, rappelons que seulement quatre MG B ont été produites dans la configuration lightweight (celles ayant couru aux 24 heures du Mans et aux 12h de Sebring). Il s’agit des seules MG B ayant droit à tous les éléments en aluminium en compétition. Une telle voiture est une entrée quasi automatique aux événements les plus prestigieux tels que le Goodwood Revival, le Mans Classic ou encore les courses de Laguna Seca.

La voiture a finalement changé de mains pour 88 000 $, une somme bien inférieure à l’estimation initiale et qui semble relativement raisonnable au regard de l’histoire de la voiture et de son éligibilité. La même voiture avait déjà été vendue aux enchères en 2004 juste après sa restauration pour 104 500 $, les prix des automobiles de collection ne sont vont donc pas irrémédiablement vers le haut.
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Tous les résultats de la vente The Andrew Collection par RM Auctions Sotheby’s.

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