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Rétromobile 2017, l’heure du bilan

Un peu plus d’une semaine après la fermeture des portes de l’édition 2017 du salon Rétromobile, il est temps de tirer le bilan de celui-ci aussi bien en terme de fréquentation que d’ambiance du marché de l’automobile de collection.

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Les chiffres de fréquentation

Les organisateurs ont comptabilisé très exactement 118 266 visiteurs ce qui correspond à une hausse de 8% par rapport à l’édition 2016. Rétromobile 2017 se place donc dans les très bons crus en se rapprochant du record établi lors de l’édition 2015. Au-delà de ces chiffres bruts de fréquentation on retiendra la hausse croissante de l’espace occupé par le salon au sein de la Porte de Versailles. Rétromobile occupait cette année les halls 1, 2 et 3 et nul doute que cette extension devrait continuer dans les années à venir.
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L’ambiance dans les allées du salon

Pour avoir arpenté pendant 2 jours le salon Rétromobile nous avons pu prendre le poul du public. Si les modèles proposés à la vente demeurent toujours particulièrement exclusifs et réservés à quelques bourses bien pleines, cela semble peu à peu entrer dans les mœurs. On entend de moins en moins de visiteurs ou d’exposants se plaindre du prix des modèles exposés, ceux-ci considérant désormais Rétromobile davantage comme un musée plutôt qu’un salon où l’on peut acheter des voitures. Conséquence directe de cette montée en gamme, les marchands de pièces détachées ont quasiment disparu du salon Rétromobile. Espérons que les clubs ne subiront pas le même sort car en s’installant au hall 3, ceux-ci sont de plus en plus éloignés du cœur du salon.

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Les résultats des ventes aux enchères

Nous sommes déjà revenus de manière très détaillée sur les ventes RM Sotheby’s, Bonhams et Artcurial Motorcars organisées dans le cadre du salon Rétromobile 2017. Si l’on essai de dégager des conclusions de ces trois ventes, on constate que de manière générale les résultats sont plutôt bons avec Bonhams en dessous de la barre des 70% de lots vendus et les deux autres maisons de vente qui dépassent ce seuil.

On retrouve globalement des chiffres équivalents à ceux de 2016 si l’on ne prend pas en compte les modèles exceptionnels que l’on ne retrouve pas d’une année sur l’autre. Derrière ces chiffres, on retiendra la difficulté des maisons de vente pour faire monter les enchères et atteindre les prix de réserve.
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Le trait commun entre les trois ventes est incontestablement une stabilisation du marché et des acheteurs de plus en plus connaisseurs. S’il est difficile de savoir si le phénomène de spéculation existe, on constate que les acheteurs sont prêts à mettre le juste prix pour une voiture et rarement plus. Si un modèle exceptionnel de part son historique ou son état peut toujours espérer de très fortes enchères, les modèles plus classiques ne donnent plus lieux à des déchainements d’enchères irrationnels.

Il faut toutefois relativiser ces conclusions car rappelons-nous qu’il y a quelques semaines la vente Duemila Ruote dépassait toutes les espérances en Italie. Le début de l’année 2017 semble plus calme au niveau des ventes aux enchères, nous verrons si les prochaines ventes confirment ou infirment cette tendance.

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Si vous souhaitez revivre le salon Rétromobile 2017, nos galeries photos vous attendent ici ou bien ici.

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Ich bin ein Marathonläufer

Par cette métaphore de la célèbre phrase prononcée par John Kennedy s’achève mon marathon de Berlin 2016. Troisième major marathon bouclé en trois ans après Londres et New York ce qui nous place désormais à mi-chemin de la médaille des Six Stars Finishers qui fait rêver de nombreux marathoniens. Cette médaille est décernée aux coureurs qui ont bouclé avec succès les six marathons composant la série des World Major Marathon (Tokyo, Boston, Londres, Berlin, Chicago et New York).

S’ils sont tous des marathons de premier rang caractérisés par leur nombre important d’engagés, chaque marathon garde néanmoins sa spécificité. Celui de Berlin est placé sous le signe de la performance et plus précisément des records du monde. Trois records y ont été battus récemment et les organisateurs mettent en avant le parcours très plat propice à la réalisation de performances.
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Avant de s’élancer pour le marathon, une visite au village s’impose pour récupérer le dossard et se faire une première idée de l’ambiance. Le village du marathon de Berlin n’a rien d’exceptionnel, celui-ci est rationnel pas spécialement chaleureux ni exubérant, très allemand en somme. A Berlin les dossards sont imprimés sur présentation du code barre de la convocation ce qui facilite grandement les choses. En revanche le chronométrage se fait par une puce à accrocher dans ses lacets, une technique d’un autre âge que l’on s’attend plus à voir sur une course régionale que sur un marathon international.

Autre pingrerie berlinoise, aucun t-shirt n’est offert aux coureurs que ce soit celui du marathon ou celui de finisher. Il faut donc se délester de 30€ pour acheter un t-shirt de finisher avant même de prendre le départ de la course … superstitieux s’abstenir ! Le marathon de Berlin n’est pas réputé pour la beauté de ses produits dérivés et les choix de couleurs pour cette édition 2016 ne viendront pas contredire cette réputation.

Dimanche matin place à la course, quelle joie d’être sur la même ligne de départ (à quelques mètres près) que Kenenissa Bekele que j’admirais il y a quelques années au Stade de France lors des mondiaux d’athlétisme 2003. Le marathon est l’un des rares, si ce n’est l’unique sport où des athlètes professionnels se retrouvent sur la même ligne de départ que des amateurs. Le départ est très bien organisé et les vidéos sur écrans géants nous font patienter jusqu’au coup de pistolet au point que l’on ne voit pas le temps passer jusqu’au décompte à une minute du départ.
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Le temps de préparer la montre et nous voilà lancés en direction de la Tour de la Victoire. Je profite des premiers kilomètres pour me chauffer doucement quitte à sacrifier quelques secondes au kilomètre. Le plan est de partir sur un rythme de 4’40 au kilomètre et de le tenir aussi longtemps que possible. L’expérience du marathon, même si celle-ci est faible avec quatre départs au compteur permet de mieux gérer le rythme des premiers kilomètres et de se forcer à ralentir pour garder de l’énergie pour les derniers kilomètres du parcours.

Berlin est le marathon de la performance et cela se ressent dans le peloton. Tout le monde est concentré sur son objectif et il y a très peu de gens déguisés. À Berlin le marathon est plus un sport qu’un amusement et cela se voit également du côté des spectateurs. Ceux-ci sont présents en nombre mais relativement calmes, ils se contentent d’applaudir poliment et d’encourager la famille ou les amis qu’ils sont venus voir. On est très loin des spectateurs hurlants dans les rues de Londres ou des panneaux d’encouragement de New York.

Petit à petit les kilomètres défilent, 5km, 10km …15km, rien ne peut m’arrêter, si ce n’est peut être la monotonie du parcours. Si le marathon de Berlin est assurément plat, il se dispute sur de grandes avenues et son parcours à peu d’intérêt. La course se déroule principalement dans des zones pavillonnaires et à l’exception de l’arrivée à la porte de Brandebourg on ne voit quasiment aucun monuments.
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Au 17ème kilomètre ma montre GPS décide de se perdre et m’annonce que je cours au milieu d’un parc alors que je suis bel est bien sur une avenue du parcours officiel. Résultat de ce détour imaginaire : un décalage de quasiment un kilomètre entre la distance de la montre et celle réelle du marathon. Tous les calculs de moyenne sont donc faux, il faut alors faire les calculs à l’ancienne dans sa tête en se fiant uniquement à la vitesse instantanée et en calculant les temps de passage.

Je continue ainsi mon parcours dans les rues de Berlin, même si je sens bien que tenir le rythme de 4’40 est de plus en plus difficile, le chronomètre reste stable et les kilomètres continuent de défiler. Pas de mur du 30ème ni même du 35ème kilomètre, seulement des jambes qui deviennent lourdes et la nécessité de relancer de plus en plus pour rester dans les objectifs. Le calcul mental continue et en passant au 38ème kilomètre je sais que si je tiens sous les 5 minutes au kilomètre je franchirai la ligne d’arrivée en moins de 3h20. Ce sera mon objectif jusqu’à la fin.

En passant la Postdamer Platz, l’arrivée du marathon est à quelques mètres seulement mais les organisateurs n’ont pas choisi le chemin le plus court et nous ont réservé un détour de près de 4 kilomètres avant de passer la ligne d’arrivée tant espérée. A l’abord du 40ème kilomètre je ressens l’effet du mur (quoi de plus normal à Berlin !), le chrono ralenti de plus en plus et commence à flirter dangereusement avec la limite des 5 minutes au kilomètre. Le moral prend alors le relais pour me porter jusqu’à la dernière ligne droite.
En apercevant enfin la porte de Brandebourg, je sais que l’arrivée est encore à plus de 500 mètres et qu’il ne faut pas accélérer tout de suite. Mais chassez le naturel et il revient au galop, j’accélère donc jusqu’à la porte de Brandebourg puis une seconde fois entre la porte et la ligne d’arrivée. Au moment de franchir la ligne, un coup d’œil au chrono me permet de voir que le défi est réussi et que le temps officiel est de 3’19’’17. Il s’agit d’un nouveau record quasiment 10 minutes plus rapide que le temps établi l’an dernier à New York. Celui-ci sera très certainement difficile à battre dans les mois ou années à venir.
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A l’arrivée, outre la traditionnelle médaille, le ravitaillement et le poncho, le marathon de Berlin est à ma connaissance le seul à offrir de la bière aux participants. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, de nombreux marathonien profitent de leur pinte de bière seulement quelques minutes après avoir franchi la ligne d’arrivée.

En résumé, le marathon de Berlin est totalement orienté vers la performance, tout est parfaitement organisé avant et pendant la course pour favoriser les chronos. En revanche, au niveau du parcours et des spectateurs, Berlin manque de ce léger supplément d’âme qui fait de certains marathons une immense fête populaire.

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Retour sur le Goodwood Revival 2016

Après avoir repris le ferry en direction de la France, effectué le parcours retour au volant de l’Austin-Healey 3000 et trié les photos, il est temps de revenir plus en détails sur le Goodwood Revival 2016. Les organisateurs présentent l’évènement comme un retour dans le temps magique et force est de constater que ce slogan n’est pas usurpé. Tout au Goodwood Revival est fait pour que vous ayez l’impression de vous retrouver au cœur des années 60 et aucune fausse note ne vient perturber cette mécanique désormais bien rodée.
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Au Revival, le spectacle est partout, principalement en piste où les courses sont plus disputées les unes que les autres. Le niveau de pilotage et de maitrise est tel que les pilotes parviennent à vous intéresser à des plateaux qui d’ordinaire n’auraient pas spécialement attiré votre attention. Placés comme lors de chacune de nos visite au Goodwood Revival dans la tribune de Woodcote, nous avons pu admirer l’illustration de quelques termes très britanniques comme « close racing », « going sideways » où encore « opposite sidelock ». Tous ces termes difficilement traduisibles mot à mot désignent des batailles en peloton où les voitures sont rarement droites et le plus souvent en dérive totalement maitrisée.

Voici quelques une de nos courses coup de coeur bien évidement accompagnées de leurs habituelles galeries photos :
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RAC TT Celebration
L’incontournable RAC TT Celebration et son plateau à plusieurs centaines de millions d’euros se résume de plus en plus à un duel entre Jaguar Type-E et AC Cobra. La course a été disputée de bout en bout entre la Jaguar du duo Ward / Shedden et la Cobra de l’équipage néerlandais Hart / Van der Gard. Le résultat de la course se décidera suite à une touchette entre les deux voitures, la Type-E s’en sortira le mieux et remporta le RAC TT Celebration pour la seconde année consécutive.

Retrouvez ici toutes nos photos du RAC TT Celebration :

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Goodwood Revival 2016 :
RAC TT Celebration

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Kinrara Trophy

Le Kinrara Trophy faisait sa première apparition lors du Goodwood Revival 2016 et se disputait dès le vendredi soir à la tombée de la nuit. Cette course réservée aux GT pré 63 offrait une belle diversité de voitures, celles-ci semblant (en apparence du moins) plus proches de l’origine que leurs camarades du RAC TT Celebration. Le Kinrara Trophy rappelait d’ailleurs les premières éditions de ce même RAC TT Celebration lorsque le plateau était plus divers et les voitures moins optimisées. Le Kinrara Trophy a vu la victoire de l’équipage Macari / Kristensen sur une Ferrari 250 GT châssis court et restera indéniablement comme notre coup de cœur du weekend.

Retrouvez ici toutes nos photos du Kinrara Trophy :

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Goodwood Revival 2016 :
Kinrara Trophy

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St Mary’s Trophy

Lorsque l’on a appri que la course du St Mary’s Trophy du Goodwood Revival 2016 serait une course monotype opposant des Austin A35, nous avons regretté les batailles entre Mini et Jaguar Mk2 chères à notre cœur. Force est de constater que le St Mary’s Trophy édition 2016 a été une réussite, le niveau des pilotes et des voitures étant très proche, cela a donné lieu à des courses très disputées. Les courses sont restées très propres et il n’y a pas eu de touchette à déplorer. Une Austin A35 est parti en tonneau, mais cela fait suite à une sortie large d’un virage et non à une poussette d’un autre concurrent. Le spectacle offert par ces petites A35 qui semblent tout droit sortie d’un dessin animé a ravi les spectateurs.

Retrouvez ici toutes nos photos des Austin A35 du St Mary’s Trophy :

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Goodwood Revival 2016 :
St Mary’s Trophy

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Comme lors des éditions précédentes, le spectacle du Goodwood Revival 2016 n’a pas lieu uniquement en piste mais également aux alentours. Les spectateurs participent en s’habillant comme à l’époque et on estime que plus de 90% du public joue le jeu. Les pistes de danses sont également présentes et de nombreux comédiens animent les différents paddocks et espaces publics pour assurer un spectacle total.
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Retrouvez ici notre galerie photo pour vous replonger dans l’ambiance unique du Goodwood Revival 2016 :

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Goodwood Revival 2016 :
Ambiance & Paddocks

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Si vous les avez raté au cours du weekend, voici notre sélection de photos jour par jour :

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Goodwood Revival 2016 :
Vendredi
Goodwood Revival 2016 :
Samedi
Goodwood Revival 2016 :
Dimanche

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Goodwood Revival 2016 : les photos du Dimanche

Le rideau vient de tomber sur le Goodwood Revival 2016 après une dernière journée ensoleillée et particulièrement disputée. On retiendra de cette édition 2016, l’indéniable réussite des courses d’Austin A35, un RAC TT très disputé qui a vu la victoire pour la seconde année consécutive d’une Jaguar Type E où encore des courses noyées sous la pluie lors de la journée de samedi. Il faudrait être particulièrement difficile pour ne pas apprécier le Revival et cet événement frôle la perfection tant de par la qualité et la diversité du spectacle proposé que par son organisation. Toutes les bonnes choses ont malheureusement une fin et il faudra attendre un an avant de revivre cela de nouveau.

Pour prolonger un petit peu le plaisir, voici une sélection de photos prises lors de cette journée de dimanche :

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Goodwood Revival 2016 : les photos du Vendredi

L’édition 2016 du Goodwood Revival a débuté ce vendredi par une journée consacrée principalement aux différentes séances d’essais et cloturée par le magnifique Kinrara Trophy. Cette nouveauté regroupe des GT d’avant 1963 parmi lesquelles des Jaguar Type E, Ferrari 250 GT châssis court, Aston Martin DB4 et autres joyaux inestimables. Cette course apremant disputée se déroulait en fin d’après midi et jusqu’à la tombée de la nuit. Le Kinrara Trophy a magnifiquement entamé le Revival 2016.

Voici quelques photos qui vous permettront de vous plonger dans l’ambiance du Goodwood Revival que ce soit sur ou a coté de la piste :

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Retour en images sur Le Mans Classic 2016 (1ère partie)

Le Mans Classic à peine terminé, la fatigue se fait évidemment sentir après trois jours passés à arpenter le circuit mais nous avons des étoiles plein les yeux. Il y a tellement de choses à voir au Mans Classic qu’il est quasiment impossible de tout voir, ne pouvant être en même temps dans les paddocks, les espaces clubs et en bord de piste, chacun choisit son programme à la carte en fonction de ses centres d’intérêts.

Nous vous proposons un retour en images sur notre weekend du Mans Classic avec une sélection toute personnelles des plateaux mais aussi des différentes animations et expositions.

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Le Jaguar Classic Challenge ouvre le bal
Présent pour la première fois en ouverture du Mans Classic, cette course regroupait des Jaguar pré-65 avec une immense majorité de Jaguar Type E mais également quelques XK, Type C, Type D ou encore berlines Mk1 et Mk2. Malgré les 13 kilomètres du circuit, la bagarre est restée intense aussi bien en tête de la course qu’au sein du peloton. Les aléas de la mécanique ont obligé de nombreuses voitures à mettre un terme prématuré à leur course mais avec 70 voitures au départ, le plateau restait tout de même conséquent.
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Retrouvez ici toutes les photos du Jaguar Classic Challenge :

Le Mans Classic 2016 :

Jaguar Classic Challenge

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Plateau 1 (1923-1939)
Le premier plateau à s’élancer sur les coups de 16 heures est également le plus ancien puisqu’il regroupe les voitures de 1923 à 1939. Celles que l’on appelle affectueusement les ancêtres ne semblent pas avoir été fabriquées pour la compétition selon nos standards actuels mais il s’agit cependant bel et bien de voitures de course. On remarque qu’à cette époque les formes et les puissances des voitures étaient très variées mais que les performances pouvaient rester proches. C’est par exemple le cas des imposantes Talbot aux performances proches des frêles BMW 328. Les différences de performance entre les voitures du Plateau 1 font que les écarts se creusent très rapidement et il n’y a pas beaucoup de batailles, le spectacle se résumant à un long défilé de voitures à vitesse rapide.
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Retrouvez ici toutes les photos du Plateau 1 :

Le Mans Classic 2016 :
Plateau 1

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Plateau 2 (1949-1956)
Par rapport au plateau 1, les dates sont peu éloignées mais les voitures sont pourtant totalement différentes. La seconde guerre mondiale étant passé entre les deux, les voitures du plateau 2 sont beaucoup plus modernes et plus proches des véhicules que nous avons l’habitude de voir évoluer. Les anglaises sont largement représentées dans ce plateau, notamment les Jaguar Type C et Type D qui trustent les premières positions.
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Retrouvez ici toutes les photos du Plateau 2 :

Le Mans Classic 2016 :
Plateau 2

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Au détour des paddocks
Pendant que les voitures tournent inlassablement en piste, les paddocks vivent au rythme des aléas mécaniques et des besoins de ces chères anciennes. De jour comme de nuit, l’activité ne cesse jamais dans les paddocks tout comme dans les espaces clubs. Ces derniers sont de plus en plus nombreux à chaque édition et participent au spectacle du Mans Classic. Parmi nos coups de cœur de l’édition 2016, on retiendra l’exposition des transporteurs de course ou encore le rétro camping.
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Retrouvez ici toutes les photos d’ambiance :

Le Mans Classic 2016 : Ambiance

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Ne manquez pas la seconde partie de notre retour en image sur l’édition 2016 du Mans Classic que nous publierons très prochainement.

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Rétromobile 2016 : Les résultats de la vente Bonhams

Après RM Auctions Sotheby’s, c’était au tour de Bonhams de tenir sa vente aux enchères durant la semaine de Rétromobile. La vente se tenait au Grand Palais et a duré toute la journée de jeudi (4 février) puisque celle-ci a débuté dès 10h30 avec les lots d’Automobilia pour courir jusqu’à 20 heures avec les dernières automobiles.

La vente a débuté par la mise aux enchères d’une Mercedes 280 SL au profit de la Fondation de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris. Celle-ci a atteint 80 000 € en salle ce qui correspond à la somme de 92 000€ frais inclus. Ce montant était l’estimation basse du véhicule, on était en droit d’attendre une somme supérieure pour une vente au profit d’une œuvre caritative.
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Ambiance Bonhams Paris

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Lors de cette vente Les Grandes Marques du Monde au Grand Palais, seulement 57% des lots ont trouvé preneurs et la plupart en dessous, voire bien en dessous de leurs estimations. Un si faible pourcentage de lots entraîne des séquences de quatre ou cinq voitures non vendues consécutivement, cela casse complètement le rythme de la vente et il est ensuite difficile pour les commissaires priseurs de relancer les acheteurs et la dynamique de la vente.

S’il est possible que ce chiffre augmente quelque peu avec les voitures négociées après la vente (after sales), celui-ci reste en dessous des normes pour une telle vente aux enchères. Une journée difficile pour la maison britannique qui aura surement bien du mal à rentrer dans ses frais et à rentabiliser la location du Grand Palais.

Même méthodes de calcul que pour RM Sotheby’s, en se référant uniquement aux voitures vendues, la somme des estimations basses était de 11,8 millions d’euros alors que les estimations hautes atteignaient 16 millions d’euros. Au final, les 75 voitures vendues ont représenté un chiffre cumulé de 12,4 millions d’euros (frais inclus), bien en dessous des prévisions de Bonhams.

Parmi les stars de la vente, Ferrari 275 GTB Berlinetta 1966 a atteint 2 070 000 €, une somme énorme pour le commun des mortels mais en dessous de l’estimation qui se situait entre 2,5 et 3,5 millions d’euros. La Lancia Aurelia Spider B24 qui accompagnait la Ferrari sur la couverture du catalogue de la vente n’a pas été vendue. Même chose pour les Alfa Romeo Giulietta SZ et SZ2 qui n’ont pas trouvé preneur. Au final, seule la Ferrari 275 GTB Berlinetta aura dépassé la barrière du million d’euros.
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Ferrari Bonhams 2016

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Top 5 Les Grandes Marques du Monde au Grand Palais par Bonhams (frais inclus) :

  • Lot 335 – Ferrari 275 GTB Berlinetta 1966 – 2 070 000 €
  • Lot 315 – Aston Martin DB4 Série IV Coupé 1961 – 609 500 €
  • Lot 342 – Ferrari 550 Barchetta Pininfarina 2002 – 500 250 €
  • Lot 370 – Bentley Petersen 6 1/2 Litres « Dartmoor » Coupé 1951 – 483 000 €
  • Lot 328 – Rolls-Royce Silver Cloud III Cabriolet 1964 – 425 500 €

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Pour en savoir plus retrouvez ici l’intégralité des résultats de la vente automobile Les Grandes Marques du Monde au Grand Palais par Bonhams

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Difficile d’expliquer de tels résultats car la sélection de voitures paraissait intéressante et très diversifiée. Quant aux estimations, elles semblaient relativement en accord avec la cote actuelle des véhicules, même si parfois celles-ci étaient quelque peu ambitieuses. On constate lors de cette vente qu’une fois encore les prix de réserve sont relativement hauts ce qui entraîne un nombre très important de lots non vendus.

Dans la salle il ne régnait pas l’atmosphère classique des ventes aux enchères, pas d’euphorie, d’envolée de prix totalement injustifié ou de batailles entre quelques acquéreurs pour obtenir absolument un lot. En 2016 les acheteurs semblent plus raisonnés et rationnels, ils choisissent précisément le véhicule qui les intéressent, se fixent une somme maximale à ne pas dépasser et s’y tiennent.

Les résultats des ventes aux enchères de Rétromobile 2016 sont pour l’instant timides avec une vente RM Auctions plutôt réussie grâce à des négociations après coup et une vente Bonhams clairement difficile. Il est trop tôt pour tirer des conclusions, nous en saurons plus après la vente Artcurial Motorcars qui se tiendra ce vendredi (5 février). Il suffirait que la Ferrari 335 Sport Scaglietti se vende dans son estimation (28 à 32 millions d’euros) ou au delà pour totalement modifier le bilan des ventes aux enchères.

Il faudra toutefois analyser précisément les résultats des différentes ventes et être attentifs à celles programmées dans les mois à venir pour savoir si le marché est toujours à la hausse ou bien si celui-ci ralenti quelque peu.

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Tout sur le 73rd Goodwood Members Meeting

Le 73rd Goodwood Members’ Meeting s’est déroulé ce weekend sur le circuit du même nom et nous avons eu le bonheur d’y être en tant que spectateurs. Petit rappel de ce qu’est le Members Meeting : lorsque le circuit de Goodwood était en activité, il accueillait chaque année des meetings réservés à ses membres. En 2014, les organisateurs ont décidé de faire renaitre cet événement en organisant une 72ème édition, la tradition perdure cette année avec la 73ème, une 74ème est d’ores et déjà annoncée pour 2016. Le Members Meeting est principalement réservé aux membres même si la vente de place était ouverte au grand public à partir de janvier. Les places étaient cette année limitées à 18 000 et ont toutes trouvées preneurs ce qui montre l’intérêt déjà grandissant pour cette manifestation.

Si vous êtes un habitué du Goodwood Revival et ses 140 000 spectateurs cela fait une grosse différence, il n’y a pas ou peu de mouvements de foule, tout est accessible, on peut voir la piste et prendre des photos sans aucun problème à l’endroit de son choix. Tous les paddocks sont accessibles, le bâtiment surplombant les stands aussi et il est même possible plusieurs fois au cours du weekend de participer à un grid walk sur la piste. Aux alentours du circuit les boutiques sont très peu nombreuses et les spectateurs ne sont pas spécialement habillés en tenue d’époque, le spectacle est donc uniquement en piste. C’est la principale différence avec le Revival, le Members Meeting est avant tout un événement dédié à la course automobile là ou le Revival est un voyage dans le temps qui permet aux spectateurs de remonter au milieu des années 60.
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L’une des attractions du Members Meeting est la soirée du samedi soir, celle-ci était tout simplement magique. Les organisateurs avaient installés une ancienne fête foraine au cœur du circuit et tous les manèges étaient accessibles gratuitement. Les hangars qui accueillent habituellement des avions avaient été transformés en lieu de restauration où en salle de concert à la programmation particulièrement bien choisie. La soirée se termine par un très joli feu d’artifice parfaitement mis en musique. Tout le monde se côtoie au cours de cette soirée, spectateurs, pilotes, mécaniciens, et organisateurs … il n’y a aucune barrière et nous avons notamment diné à la table derrière Jochen Mass et Emanuele Pirro.

Du point de vue des courses, celles-ci sont très proches des courses du Revival, de nombreuses voitures sont identiques, les pilotes sont tout aussi bons et les courses autant disputées. Si le Graham Hill Trophy n’a pas encore la renommée et la diversité du RAC TT Celebration, il regroupe de magnifiques autos, principalement des Cobra, Cobra Daytona et Jaguar Type E cette année. Les voitures glissent comme à leur habitude dans la courbe de Woodcote et les batailles sont viriles mais correctes. Les courses de voitures de tourisme (Gerry Marshall Trophy et Sopwith Cup) sont les plus disputées, le peloton est très compact et la plupart des virages sont abordés portières contre portières. On retrouve les habituelles batailles de Goodwood entre David et Goliath où les petites voitures prennent l’avantage dans les courbes du fond du circuit alors que les grosses cylindrées se rattrapent dans la ligne droite de Lavant ou celle des stands.
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Cette année la course monotype était dédiée aux Porsche 911 châssis court et à donné lieu à un festival de glisse qui a ravi les spectateurs présents autour du circuit. Tous les pilotes invités connaissaient leurs Porsche 911 sur le bout des doigts et ont assuré le spectacle en se doublant et se redoublant, le tout bien souvent en glisse des quatre roues. Les prototypes du Bruce McLaren Trophy sont aussi particulièrement impressionnants, ils ont d’ailleurs établi un nouveau record sur le circuit de Goodwood et dépassent à de nombreuses reprises la barre des 200 km/h sur le circuit. On ne peut pas terminer ce résumé des courses sans mentionner la magnifique victoire d’une MGB (ex Le Mans) dans la Les Leston Cup, le pilote au pilotage plus que généreux n’a rien lâché remontant de la 4ème place sur la grille de départ jusqu’à la victoire finale.

En plus des courses, de nombreuses démonstrations étaient organisées : F1 des années 70, voitures du Groupe C ou encore McLaren F1 GTR. Dans n’importe quelle autre manifestation, l’une de ces démonstrations aurait été l’attraction principale du weekend, à Goodwood il s’agit juste d’une animation parmi d’autre. Le plateau de F1 était tellement imposant qu’il a du être scindé en deux, toutes les voitures marquantes de l’époque étaient présentes : Ferrari, Lotus, McLaren, Hesketh, Tyrrell, Shadow … Même constat pour les groupes C ou les différentes Jaguar rivalisaient avec les Nissan ou encore la Mercedes. Le samedi midi une F1 moderne (2013) était également en piste pour une démonstration, le différentiel de vitesse et de bruit par rapport aux autres voitures de courses est particulièrement impressionnant. Il s’agit d’un événement unique car les F1 modernes ne prennent normalement jamais la piste sur le circuit de Goodwood, se limitant à la course de cote du Festival of Speed.
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En conclusion, le Members Meeting est un événement différent du Goodwood Revival mais tout aussi réussi, les deux sont parfaitement complémentaires et on ne saurait trop vous conseiller d’y assister rapidement avant qu’il ne soit victime de son succès. Heureux anglais qui en plus d’avoir un parc quasiment inépuisable de voitures de collection disposent avec le circuit de Goodwood de courses historiques haletantes plusieurs fois par an.

Retrouvez ici toutes nos photos du weekend classées par plateaux :

73rd Goodwood Members Meeting : Ambiance
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73rd Goodwood Members Meeting : Gerry Marshall Trophy
73rd Goodwood Members Meeting : Graham Hill Trophy
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73rd Goodwood Members Meeting : John Aldington Trophy (Porsche 911)
73rd Goodwood Members Meeting : Sopwith Cup
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73rd Goodwood Members Meeting : Demonstrations
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73rd Goodwood Members Meeting : Les Leston Cup
73rd Goodwood Members Meeting : Monoplaces
73rd Goodwood Members Meeting : Salvadori Cup
73rd Goodwood Members Meeting : Bruce McLaren Trophy

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Vidéo de la semaine #195

Chaque semaine Morrissette met à l’honneur une vidéo qui a particulièrement retenu son attention. Toutes les vidéos ont pour thème l’automobile, que ce soit ancienne ou moderne.

La vidéo de la semaine :
Le Mans Classic est une épreuve incontournable dans le monde de l’automobile de collection, celle-ci se déroule tous les deux ans au début du mois de juillet. Quelques mois après l’édition 2014, la vidéo officielle de l’épreuve réalisée par les équipes de Peter Auto est désormais disponible. Celle-ci vous permet en un peu moins d’une heure de vous replonger dans l’ambiance unique de cette événement et de vivre ou de revivre les moments forts des différentes courses qui se sont déroulées sur le grand circuit des 24 heures du Mans.

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Le Mans Classic 2014 : Résumé et photos

Le Mans Classic c’est un peu Noel en avance pour les amateurs d’automobile de collection, on l’attend avec impatience mais l’on ne sait jamais trop ce qui se cachera derrière le papier cadeau alléchant. Jouons carte sur table, Morrissette n’abordait pas l’édition 2014, dans les meilleures prédispositions, après un dossier de participation refusé en début d’année. Vendredi en se rendant au Mans, le sentiment qui prédominait était celui d’être du mauvais coté du grillage et d’une occasion ratée de participer.

Mais voila, a peine les grilles franchies, la magie du Mans Classic opère, il y a des voitures anciennes de partout allant des véhicules les plus populaires aux plus rares. Pour cette édition 2014, Patrick Peter et ses équipes ont fait les choses en grand et l’organisation se bonifie d’année en année. Le Mans Classic n’aura jamais autant ressemblé au Goodwood Revival, même la météo se mettant à l’heure anglaise. Le village est particulièrement réussi avec des boutiques fidèles aux années 60, de belles expositions, des animations, de la musique, un drive in … Il ne manque plus que les spectateurs en tenue d’époque pour être totalement à Goodwood.

LMC2014 Lotus

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Du coté de la piste, les voitures les plus rares, mais aussi les plus chères s’affrontent pour les premières places. Les niveaux des pilotes sont très variables, allant de pilotes professionnels à de simples amateurs et cela se voit en piste. Si les premières places sont âprement disputées, les niveaux de pilotage en fond de classement sont plus disparates.

La météo n’aura pas facilité la lecture des courses puisque les safety car prolongés et drapeaux rouges en raison de la pluie ou de trainée d’huile ont amputé plusieurs manches. Quoi qu’il en soit, les voitures anglaises ont été à la hauteur de l’événement en remportant de nombreuses victoires de manches, notamment dans les plateaux 1, 2 et 3 et en ne déméritant pas dans les autres plateaux.

Les spectateurs étaient également nombreux cette année et ce dès le vendredi matin ou les paddocks étaient bondés. Les averses torrentielles du dimanche matin ont certainement réduit le nombre de spectateurs présents le dernier jour. Si vous n’avez pas pu vous rendre au Mans Classic 2014, voici les photos prises au cours du weekend. Et si vous aviez la chance de participer, n’hésitez pas à nous demander les photos de votre voiture, elles ne sont pas toutes dans les albums suivants.

Le Mans Classic 2014 : Ambiance
Le Mans Classic 2014 :
Plateau 1
Le Mans Classic 2014 :
Plateau 2
Le Mans Classic 2014 :
Plateau 3
Le Mans Classic 2014 :
Plateau 4
Le Mans Classic 2014 :
Plateau 5

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