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Le Mans Classic 2018 : les photos du Jaguar Classic Challenge

Sur le papier, le Jaguar Classic Challenge regroupait différents modèles de Jaguar pré 66. On devait notamment y retrouver des XK120, 140 ou 150, des Type C, D et E ainsi que des berlines Mk I et Mk II. Dans les faits, le Jaguar Classic Challenge qui se tenait en lever de rideau du Mans Classic 2018 s’est plutôt apparenté à une course monotype de Jaguar Type E agrémentée de quelques autres modèles.
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Les résultats des qualifications en attestent puisque la pole position revient à Martin O’Connell au volant d’une Jaguar Type E. Derrière lui, on retrouve pas moins de quinze voitures du même modèle avant de voir apparaitre une Type D. En bouclant son tour de qualification en 4 minutes et 51 secondes il reléguait le reste du peloton a plus de 8 secondes, de quoi voir venir lors de la course du samedi. La majorité des pilotes du Jaguar Classic Challenge venaient directement d’outre manche. Ils étaient, à l’occasion de la course du Mans, accompagnés par quelques pilotes Européens et Français.

La course d’une durée de 55 minutes confirme l’hégémonie des Type E puisqu’elles monopolisent les 21 premières places du classement final. Tout en haut du classement on retrouve Martin O’Connell. Sa victoire n’a cependant pas été un long fleuve tranquille comme le laissait craindre les temps de qualification. Au final il devance de 16 secondes Marcus Von Oeynhaussen. Le podium est complété par le duo Vincent Gaye / Antony Reid qui accusent 46 secondes de retard sur le vainqueur.

Les écarts sont au final relativement importants mais la course a donné lieu a de belles batailles notamment pour les places d’honneur. Plusieurs voitures ont effectué leurs arrêts aux stands au même moment et se sont notamment doublées dans la voie de décélération.

Au-delà des résultats, voici les photos du Jaguar Classic Challenge disputé en ouverture du Mans Classic 2018 :

Les Grandes Marques à Monaco par Bonhams

Bonhams organise une ventes aux enchères dans le cadre du Grand Prix Historique de Monaco sous le double nom Les Grandes Marques à Monaco / The Monaco Sale. Celle-ci se tiendra au prestigieux hôtel Fairmont en ouverture du Grand Prix Historique puisqu’elle est programmée dans la soirée du vendredi 13 mai.

La catalogue de la vente est relativement conçis puisqu’une quarantaine de voitures seront proposées aux enchères dans la principauté. Parmi la sélection réalisée par Bonhams on ne trouve que très peu de voitures populaires, la vente étant principalement axée sur les voitures de sport et de prestige.
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The Monaco Sales

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La star annoncée de la vente Les Grandes marques à Monaco sera incontestablement la Jaguar Type C que nous vous avons déjà longuement détaillée. A l’opposée dans l’échelle des estimations on retrouve les « beach car » très adaptée à lla flanerie sur la Côte d’Azur avec une Fiat Jolly de 1971et son pendant moderne de 2013.

Entre ces deux extrêmes, on retrouvera de nombreuses voitures remarquables parmi lesquelles :

  • AC Ace Bristol Roadster
  • Alfa Romeo 6C 1750 Super Sport
  • Alfa Romeo Giulia Sprint Special
  • Benetton-Ford de Formule 1 (1991-1992) ex Schumacher
  • Bugatti 35 Grand Prix
  • Ferrari 250 GT Lusso Berlinetta
  • Ferrari 275 GTS
  • Ferrari 288 GTO
  • Ford Mustang Shelby GT-500 KR Cabriolet
  • Jaguar Type E Roadster
  • Maserati Ghibli Coupé
  • Talbot Lago T14 LS Spécial Coupé

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On notera également la présence de quelques autos modernes d’exceptions qui ne sont pas la spécialité de Morrissette. Il nous semble cependant que c’est l’une des première fois qu’une Aston Martin One-77, la super car du constructeur britannique produite à seulement 77 exemplaires, est proposée aux enchères publiques.

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Les voitures seront visibles aux horaires suivants :

  • Jeudi 12 mai de 10h30 à 17h00
  • Vendredi 13 mai à partir de 10h30

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La ventes aux enchères débutera par quelques objets d’Automobilia la vendredi 13 mai à 19h30 et sera suivie immédiatement par la vente des automobiles à partir de 19h45.

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Pour accéder au catalogue complet de la vente Les Grandes Marques à Monaco / The Monaco Sale c’est par ici.

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Les Experts Coventry se penchent sur une Jaguar Type C

La Type C est l’une des Jaguar les plus mythiques de l’histoire, elle a remplacé la XK120 et a précédé la Type D. La Type C n’a plus grand chose en commun avec la voiture qu’elle remplace puisque celle-ci a été conçue dès l’origine comme une barquette destinée à la compétition avec en ligne de mire les épreuves d’endurance et en particulier les 24 heures du Mans.

Les Type C ont été moins victorieuses que les Type D dans la Sarthe et elles sont surtout beaucoup moins spectaculaires visuellement ce qui explique qu’elles soient relativement moins connues que les Type D et leurs appendices aérodynamiques immédiatement identifiables. Au total 53 Jaguar Type C ont été fabriquées et elles sont particulièrement recherchées par les amateurs. L’une d’entre elle sera proposée aux enchères par la maison Bonhams à Monaco dans quelques jours.

Lorsque l’on parle de voitures de courses ou de modèles particulièrement célèbres, les britanniques ont l’habitude de les nommer par leur numéro de châssis ou bien encore par leur numéro d’immatriculation. Dans le cas de cette Jaguar Type C, si elle est immatriculée POV 114 depuis une cinquantaine d’année, l’histoire de son numéro de châssis est plus rocambolesque. Officiellement frappée du numéro de châssis XKC 011 (XKC pour Jaguar Type C), la voiture est dotée des éléments de carrosserie de XKC 047 et après des recherches approfondies, les historiens et spécialistes de la marque ont établi qu’il s’agissait également du châssis XKC 047.
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XKC011 .

Un tel flou autour du numéro de châssis apparait digne des pratiques d’un sombre garage de voitures d’occasion mais dans les années 50-60 la pratique était courante. Les voitures de course avaient alors pour unique but de gagner et lorsqu’elles étaient accidentées il n’était pas rare d’en déshabiller une pour en habiller  une autre. Dans ce cas les numéros de pièces ne correspondaient plus et certains châssis étaient refrappés pour tromper les officiels. Rappelons que les voitures de course qui s’échangent aujourd’hui plusieurs millions d’euros étaient alors parfois vendues aux prix de la ferraille lorsque celles-ci n’étaient pas jugées réparables.

L’histoire de XKC 011 / 047 a toujours été floue, nous vous en proposons un bref aperçu pour mieux comprendre le passif de cette voiture. Pour connaitre tous les détails de la voiture et de son identification formelle, nous vous invitons à vous rendre sur le site de la maison de ventes aux enchères Bonhams (anglais) ou bien encore à lire l’article qui lui est consacrée dans le dernier numéro d’Octane Magazine (français).

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Les origines

XKC 047 a été à l’origine commandée par Ian Appleyard, un pilote britannique émérite qui s’est notamment illustré en rallye au volant de la célèbre Jaguar XK120 NUB120. Se rendant rapidement compte que la Type C n’etait pas adaptée aux rudes conditions des rallyes (les routes d’Europe n’était alors que très peu bitumées) Ian Appleyard annule sa commande.

La voiture est alors vendue à Roger Laurent, un champion Belge de moto et lui est livrée le 19 mai 1953 soit quelques semaines avant les 24 heures du Mans. Elle a reçu pour l’occasion les mêmes spécifications que les voitures d’usines et est engagée aux 24 heures du Mans 1953 sous la bannière de l’Ecurie Francorchamps aux mains de Roger Laurent et Charles de Tornaco. La voiture se classe 9ème au classement général final du double tour d’horloge sarthois.
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Le Mans 1953

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La voiture continue de courir au cours de la saison 1953 prenant notamment part aux 24 heures de Spa-Francorchamps ou encore aux 1000 km du Nurburgring. A la fin de la saison, la voiture retourne en Angleterre chez Jaguar.

Fort du résultat obtenu dans la Sarthe en 1953, Jaguar et l’Ecurie Francorchamps décident d’engager de nouveau la voiture lors de l’édition 1954 des 24 heures du Mans. XKC 047 est alors engagée pour assurer une présence anglaise en cas de défaillance des toutes nouvelles Jaguar Type D.

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XKC 047 faussement de retour au Mans

Les recherches ultérieures montreront qu’en réalité XKC 047 ne quittera jamais Coventry en direction du Mans. Jaguar ayant décidé d’engager la voiture la plus performante possible, c’est XKC 012 qui est substituée à XKC 047. Cette voiture arbore les dernières spécifications du modèle, notamment les carburateurs Weber, les freins à disques et la suspension arrière optimisée avec barre Panhard et bras multiples.

La voiture étant accidentée sur la route avant de parvenir au Mans elle n’est pas utilisable et c’est la voiture de développement de Jaguar XKC 011 qui est alors envoyée de toute urgence dans la Sarthe. Certaines pièces sont refrappées au numéro de châssis XKC 047 afin de tromper les contrôleurs de l’Automobile Club de l’Ouest.
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Moteur XKC

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XKC 047 devient XKC 011

La véritable XKC 047 qui est restée loin de toutes ces péripéties à Coventry est alors refrappée du numéro de châssis XKC 011 comme en témoigne les diverses études menées par les historiens et plusieurs preuves concordantes trouvées sur le véhicule.

En 1955, Jaguar vend la voiture désormais identifiée XKC011 à Dunlop comme véhicule de test pour ses pneumatiques hautes performances. La voiture reçoit quelques modifications mineures afin de pouvoir embarquer un passager ou encore transporter des appareils de mesure.

Au terme de ses campagnes d’essais la voiture est vendue à Mike Salmon, elle passe ensuite entre les mains de Gordon Lee et de Robin Sturgess. Tout trois courent de manière plus ou moins soutenue avec la Type C qui est alors identifiée et inscirte en compétition comme XKC 011.

En 1963 elle est racheté par Guy Griffiths pour la somme de 635 livres (une somme qui parait dérisoire actuellement mais qui était déjà conséquente à l’époque) et sera conservé dans la collection familiale jusqu’à aujourd’hui. Ce photographe automobile, collectionneur avant l’heure, a possédé l’une des plus belles collections de Jaguar au monde qui incluait notamment la Type C que nous venons d’évoquer longuement, une Jaguar Type D, le prototype E2A qui a servi de développement entre la Type D et la Type E et également une Jaguar Type E Lightweight.

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La voiture aujourd’hui

Outre son palmarès aux 24 heures du Mans, 24 heures de Spa et 1000 km du Nurburgring la voiture se présente dans un très rare état d’origine, depuis 1953 la voiture n’a jamais été restaurée. Elle a uniquement subi des modifications très mineures liées à son utilisation en course comme le changement des flexibles de frein ou encore l’aménagement intérieur de l’habitacle en sky.

Même si la voiture est très loin d’être état concours, elle est annoncée comme étant en état d’usage et utilisable telle qu’elle immédiatement. La voiture présente aujourd’hui sous sa couleur British Racing Green les traces de ses multiples vies passées. On peut notamment apercevoir des traces de gris, qui était la couleur de la voiture lorsqu’elle appartenait à Dunlop ou encore du jaune, la couleur originelle de la voiture lorsqu’elle courait sous les couleurs de l’écurie Francorchamps.

Maintenant que XKC 011/047 a été officiellement été identifiée comme étant l’originelle XKC 047, celle-ci est proposée à la vente par Bonhams lors de sa vacation du Grand Prix de Monaco Historique 2016. Le prix du rêve et de la vérité historique est estimé entre 4 et 5 millions d’euros.
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Arrière XKC

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Ventes aux enchères Osenat du 20 mars 2016

Moins médiatisée que leurs confrères d’Artcurial Motorcars, la maison de ventes aux enchères Osenat n’en reste pas moins un acteur majeur des enchères d’automobiles de collection en France. L’étude Osenat organise régulièrement des ventes dédiées à nos chères voitures anciennes dans son fief de Fontainebleau. La prochaine vente se déroulera le dimanche 20 mars.
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Catalogue Osenat Mars 2016

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80 voitures seront proposées aux enchères accompagnées d’une quinzaine de deux roues et des nombreux objets Automobilia. Les voitures seront exposées quelques jours avant la vente à l’Espace Automobiles de Moret-sur-Loing (77), l’occasion de découvrir une sélection assez éclectique.
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Espace Automobiles
107, avenue Georges Clemenceau – 77250 Moret-sur-Loing

  • Jeudi 17 mars de 10 h à 19 h
  • Vendredi 18 mars de 10 h à 19h
  • Samedi 19 mars de 10 h à 19 h
  • Dimanche 20 mars de 9h à 12h

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La vente aux enchères se tiendra dans les locaux d’Osenat situés à Fontainbleau le dimanche 20 mars à partir de 14h30.

Osenat
5 rue royale – 77300 Fontainebleau

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Pour cette vente printanière, Morrissette a sélectionné comme de coutume ses deux coups de cœurs. Ceux-ci sont exclusivement britanniques même si le crunch se déroulera dans quelques jours :

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Austin A30 1955

Relativement méconnue en France, si ce n’est au sein d’un cercle composé d’une poignée de passionnés, l’Austin A30 est un classique de l’automobile de collection outre-manche. Il s’agit généralement d’un modèle d’accession à l’automobile ancienne de par son petit prix et la relative simplicité d’entretien de la voiture.

Nos amis britanniques vont même jusqu’à courir avec les Austin A30 et A35 que ce soit à Goodwood ou au sein d’un championnat qui leur est dédié.
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Austin A30 Osenat

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La voiture proposée à la vente est une version deux portes, en conduite à gauche d’origine, ce qui n’est pas si courant, la majorité des Austin A30 étant restées en Grande-Bretagne. La voiture est annoncée comme étant entièrement restaurée que ce soit en carrosserie, mécanique ou intérieur. Depuis cette restauration totale la voiture n’a parcouru qu’une centaine de kilomètres.

Cette Austin A30 se présente comme une occasion d’acheter une auto originale et rigolote en bon état pour un prix relativement raisonnable qui selon l’estimation se situe entre 10 000 et 12 000 €. L’acquéreur devra en revanche se charger d’immatriculer la voiture en carte grise de collection, une tache qui peut se dérouler facilement ou alors tourner au cauchemar dans certains cas.

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Jaguar XK120 FHC 1954

Longtemps dans l’ombre de leurs sœurs découvrables (roadsters et cabriolets), les XK Coupé sont de plus en plus prisés des collectionneurs. La XK120 première de cordée apparait comme étant le modèle le plus désirable car elle symbolise la transition entre les coupés des années 30 et ceux de l’immédiat après-guerre. Petit à petit le design de la XK Coupé a perdu de sa finesse en devenant 140 puis 150.

Le modèle proposé à la vente est l’un des derniers produits à Brown Lane puisqu’il date de 1954. Elle est française d’origine car elle a été livrée à son premier propriétaire par les établissements Delacroix.
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XK120 Osenat

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La voiture a notamment appartenu au Baron Bich fondateur des stylos Bic et à Pierre Bardinon propriétaire du circuit du Mas du Clos et d’une magnifique collection automobile. Ce dernier à couru avec cette XK120 et l’a fait équiper d’une culasse dite C plus performante que la culasse d’origine. Les culasses C, directement dérivées des Jaguar Type C victorieuses aux Mans permettent au moteur XK 3,4 Litres de respirer plus librement et plus directement.

La voiture est annoncée comme disposant d’une belle patine et ayant été régulièrement entretenue par son actuel propriétaire depuis une dizaine d’années. La voiture est proposée en carte grise française et estimée entre 60 000 et 80 000€, ce qui une fois les frais de ventes aux enchères ajoutés correspond à la cote actuelle de la voiture.

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Pour toutes les informations relatives à la vente et visualiser l’ensemble du catalogue, c’est par ici : www.osenat.fr

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Norman Dewis se confie à Autocar

Vous ne connaissez peut être pas Norman Dewis, mais il s’agit pourtant d’un personnage clef dans l’histoire de Jaguar, celles que l’on aime tout particulièrement les modèles des années 50 à 70. Norman a été le pilote essayeur de la marque de Coventry pendant de nombreuses années développant aussi bien des innovations techniques telles que les freins à disques, la suspension arrière indépendante ou testant de nouveaux modèles de Jaguar. Il est le pendant britannique de Valentino Balboni qui jouait le même rôle chez Lamborghini, la marque italienne a eu le mérite de rendre hommage à Valentino par le biais d’une série spéciale, espérons qu’un jour Jaguar en fera de même eut égard au travail de Norman Dewis.
.Norman Dewis.
Norman Dewis est aujourd’hui âgé de 95 ans, toujours fringant, il continue de graviter dans la galaxie Jaguar même si il n’y tient plus de rôle officiel. Norman est entré chez Jaguar en 1951 après avoir travaillé pour le constructeur britannique Léa Francis.

En entrant chez Jaguar, sous la direction de Bill Heynes alors directeur de l’ingénierie de la marque, Norman Dewis rejoint une équipe que l’on peut considérer à postériori comme une dream team. Si Jaguar est alors dirigé par Sir Wiliam Lyons, l’équipe technique se compose de Claude Bailly et Wally Hassan en charge du développement des moteurs XK, de Malcolm Sayer génial aérodynamicien aux techniques empiriques, sans oublier Bob Knight pour les liaisons au sol et Loftly England pour tout ce qui touche au département compétition.

Avec de tels ingénieurs, les innovations sont constantes et Norman Dewis enchaîne les kilomètres au volant de prototypes et voitures de série, que ce soit sur les routes de l’arrière pays britannique ou sur les circuits et pistes d’essais telles que celle du MIRA.

L’une des premières missions de Norman a été de développer les freins à disques en partenariat avec Dunlop. Rappelons qu’à l’époque, seuls les freins à tambours existaient et que la technologie des freins à disques apparaissait pour de la science fiction. Le développement ne se fera pas sans difficulté, notamment en ce qui concerne le liquide de frein qui boue trop rapidement, les disques qui s’usent prématurément ou encore les plaquettes de frein qui ne reviennent pas correctement. Afin de ne pas dévoiler la technologie des freins à disque, Jaguar les développaient en cachette fuyant les pistes d’essais officiels. Nul doute que Norman Dewis a du se retrouver plusieurs fois sans frein avec la Type C expérimentale lors des essais.

Une fois (relativement) fiabilisée, cette technologie a été installée sur les Jaguar Type C puis Type D de compétition, permettant aux voitures britanniques de remporter les 24 heures du Mans face à des Mercedes plus puissantes et plus rapides.
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Dewis Discussion.
En plus de la publicité des victoires au Mans, Sir William Lyons souhaite prouver que les Jaguar que l’on retrouve en concessions sont parmi les voitures les plus rapides du monde. Rappelons que le patronyme de la XK120 indique que la voiture peut atteindre les 120 miles / heure (équivalent à 200 de nos kilomètres / heure), une vitesse totalement folle au début des années 50. La vitesse de pointe était particulièrement importante pour la promotion, utilisant le même type d’appelation, Donald Healey avait baptisé la 100/4 également pour communiquer autour de sa vitesse de pointe.

Laissons les créations de Warwick pour revenir à Jaguar, en 1949, la presse est conviée en Belgique, à Jabbeke pour être précis, pour constater la vitesse de pointe d’une XK120 presque de série. La voiture réglée avec soin par l’usine dépasse les 132 miles établissant alors un record, Norman Dewis ne faisant pas encore partie de Jaguar il n’est pas de l’aventure.

En 1953, une Pegaso bat le record de vitesse établi par la XK120 quelques années plus tot, il est alors décidé de préparer un roadster au moteur gonflé et spécialement carrossé pour reprendre ce record. En octobre, 1953, Norman Dewis se retrouve donc en Belgique sur la portion d’Autoroute de Jabbeke pour une nouvelle tentative de record. La XK120 atteindra la vitesse folle de 172 miles / heure (277 Kilomètres / heure). Pour qui a roulé au moins une fois dans une Jaguar XK120 ou dans une voiture des années 50, il estimera à sa juste valeur la performance au volant pour atteindre une telle vitesse.

La carrière de Norman se poursuit chez Jaguar par le développement de la Type D, tout d’abord dans sa version avec le nez court (short nose) puis la version plus aérodynamique à nez long (long nose) et aileron arrière. La Type D est l’une des voitures préférées de Norman Dewis, particulièrement dans sa déclinaison long nose qu’il a piloté pendant des heures pour faire fonctionner de concert le châssis et l’aérodynamique sur cette auto. Le travail de développement payera puisque Jaguar remportera de nouveau les 24 heures du Mans, les Type D étant chronométrées à 192 miles / heure (307 kilomètres / heure) dans la ligne droite des Hunaudières.
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Norman Dewis XKSS.
Peu à peu les prototypes font la loi aux 24 heures du mans et il devient quasiment impossible pour une voiture de Tourisme de s’y imposer. Les Jaguar Type E Lightweight n’auront jamais de résultats probants dans la Sarthe et le constructeur britannique envisage alors une approche plus radicale.

Le prototype baptisé XJ13 est une barquette particulièrement profilée entièrement réalisée en aluminium qui fut dessinée par l’aérodynamicien maison Malcolm Sayer. La voiture est propulsée par le V12 de 5 litres qui équipera notamment la XJ12 ou encore la Jaguar Type E. Bien évidemment, Norman Dewis est encore mis à contribution pour le développement de la XJ13. Celui-ci s’arrêtera prématurément suite à un crash à très haute vitesse sur la piste d’essai du MIRA. La voiture sera entièrement détruite par cet accident mais Norman s’en tirera miraculeusement indemne. Les causes de cet accident restent floues même si des pneumatiques usagés ou encore non adaptés à la vitesse de la voiture reviennent régulièrement comme explication.

Norman Dewis a continué de travailler pour Jaguar jusqu’en 1985 en développant notamment les différentes versions de la berline XJ ou encore le coupé XJ-S. Il a ensuite pris une retraite bien méritée après une carrière placée sous le signe du développement technologique et des très hautes vitesses. On estime qu’au cours de ses différents essais, Norman a parcouru plus d’un million de miles (1,6 millions de kilomètres) au volant de Jaguar à des vitesses moyennes supérieures à 100 miles / heure (160 kilomètre / heure).
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Type E Dewis.
En 1994, pour des raisons personnelles, Norman reprend du service chez Jaguar même si son rôle de pilote essayeur est passé au second plan, son rôle de conseiller et de représentant de la marque devenant peu à peu prépondérant. Il continue de prendre le volant des dernières productions de Jaguar et s’étonne toujours des bruits de roulements de pneumatiques sur les voitures modernes.

En 2020, le 3 août pour être précis, Norman Dewis fêtera ses 100 ans, pour cet anniversaire il ne souhaite pas de gâteaux mais un cadeau pour le moins original. Il désire faire un tour de la piste d’essai du MIRA au volant de la Jaguar XJ13 et son surpuissant V12 central. Norman espère effectuer ce tour à plus de 100 miles / heure de moyenne au volant de la voiture qui a failli lui couter la vie lors de son développement. Nous avons eu la chance de croise Norman Dewis sur plusieurs événements automobiles, il est aussi discret que sa carrière est impressionnante, un authentique passionné d’automobile britannique et plus particulièrement de Jaguar.

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Source et crédits photos : Autocar

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Une Type E remporte le Jaguar Heritage Challenge 2015

Le Jaguar Heritage Challenge vient tout juste de clôturer sa première saison d’existence avec le meeting d’Oulton Parc. Rappelons que cette série regroupe les voitures de course de la marque de Coventry des années 50 et 60, on y retrouve donc les différentes XK, les incontournables Type E, les berlines Mk1 et Mk2 mais également les barquettes d’endurance Type C et Type D.

Pour la saison 2015, le Jaguar Heritage Challenge se déroulait dans le cadre des courses organisées par le HSCC (Historic Sports Car Club) et avait lieu sur 5 meetings : Donington, Silvestone, Brands Hatch, Nurburgring et Oulton Parc. La saison terminée, il est désormais temps de faire les comptes et d’annoncer qui remporte les lauriers.
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SSN 300

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Les premiers lauréats du Jaguar Heritage Challenge sont Mike Wilkinson et John Bussell qui l’ont emporté au volant de leur Jaguar Type E roadster. Cette Type E rouge immatriculée SSN 300 est bien connue des amateurs puisqu’il s’agit de la première voiture de course de Sir Jackie Stewart. Près de 50 ans après ses débuts en compétition, cette Type E au pedigree impressionnant semble toujours aussi rapide.

La première saison du Jaguar Heritage Challenge a été particulièrement disputée puisque cinq équipages différents se sont imposés lors des cinq manches du championnat. En terme de performance pure, les Type E ont été les plus rapides mais les plateaux offraient toutefois une belle diversité au départ comme le souhaitaient les organisateurs.

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Avis aux possesseurs de Jaguar

Vous êtes l’heureux possesseur d’une Jaguar que celle-ci soit moderne ou de collection ? Tout d’abord Morrissette vous félicite pour ce choix qui fait de vous une femme ou un homme de gout. Le site Classic Driver que nous vous recommandons par ailleurs même si celui-ci n’est plus disponible en français organise en partenariat avec Jaguar Heritage un concours d’élégance baptisé Jaguar Trophy.
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Jaguar E

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Celui-ci se tiendra au Holyrood Palace d’Edinbourg en Ecosse du 4 au 6 septembre prochain, le même weekend aura lieu en France le Chantilly Arts & Elegance de Peter Auto. Si vous êtes possesseurs d’une Jaguar particulière de par son histoire ou son état de conservation / restauration vous pouvez postuler en ligne. Une centaine de voitures seront sélectionnées et divisées en cinq catégories :

  • Avant guerre
  • Voitures de sports
  • Futurs collectors
  • Sélection du jury

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Le comité de sélection sera composé de juges expérimentés et présidé par le célèbre Ian Callum responsable du design de la marque Jaguar.

Les propriétaires qui le souhaitent peuvent postuler jusqu’au vendredi 7 aout. Chaque postulant, que son dossier soit retenu ou non se verra offrir le parking ainsi qu’un bon de réduction de 10£ sur le prix d’entrée. Les voitures sélectionnées seront quand à elle bien évidement invitées.
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Si vous voulez inscrire votre Jaguar c’est par ici

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Vidéo de la semaine #232

Chaque semaine Morrissette met à l’honneur une vidéo qui a particulièrement retenu son attention. Toutes les vidéos ont pour thème l’automobile, que ce soit ancienne ou moderne.

La vidéo de la semaine :
La Type C a permis à Jaguar de s’imposer pour la première fois aux 24 heures du Mans au début des années 50. Cette série victorieuse a ensuite été perpétuée par les Type D dans la seconde moitié des années 50 puis plus tard par les XJR-9 et XJR-12.

La Jaguar Type-C est une voiture de course aux lignes très pures, directement dérivée des XK 120 motorisée par le fameux 6 cylindres en ligne. Aussi à l’aise sur circuit que sur la route, cette voiture rare a fait l’objet de nombreuses répliques. Les véritables Jaguar Type-C s’échangent souvent pour plusieurs millions d’euros lors de ventes aux enchères de prestige. La XKC 052 qui a terminé notamment 4ème des 24 heures du Mans 1953 sera proposée à la vente par RM Auctions Sotheby’s lors de la vente de Monterey à la mi-aout.

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En bonus le résumé des 24 heures du Mans 1953 :
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Jaguar fête ses 80 ans aux Mille Miglia 2015

Nous vous présentions hier le parcours des Mille Miglia 2015 qui s’élanceront demain depuis Brescia en Italie. Jaguar Heritage Racing par le biais de la structure JD Classics participe depuis plusieurs années aux Mille Miglia et y aligne généralement plusieurs voitures d’exception avec une brochette de célébrités à leurs volants.

Pour fêter dignement les 80 ans de la marque de Coventry, pas moins de neufs voitures seront sur la ligne de départ de l’édition 2015 des Mille Miglia. On y retrouvera une Jaguar XK120, trois Type C, une XK 140, trois Type D et enfin une imposante berline MK VII.
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Jaguar Mini Miglia

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Parmi les personnalités on retrouvera Derek Bell (ancien vainqueur des 24 heures du Mans) au volant d’une Type C, Ian Callum directeur du style du groupe Jaguar et passionné de la marque prendra de son côté les commandes d’une Type D. La Jaguar XK120 sera confiée à Joddie Kidd ex mannequin reconvertie en animatrice de télévision. Celle-ci présente actuellement l’émission The Classic Show outre manche et est, selon les books makers anglais, la favorite pour prendre la succession de Jeremy Clarkson à la présentation de la célèbre émission Top Gear.

Afin de préparer au mieux cette aventure, les différents équipages engagés sous les couleurs de Jaguar ont été invités à participer à un petit rallye intitulé Mini Miglia. Celui-ci s’est disputé en Ecosse sur un parcours de 100 miles soit 10% de la distance qui les attends en Italie. Le Mini Miglia se composait d’un parcours routier mais également d’une épreuve de régularité afin de se rapprocher le plus possible des conditions réelles de course. Cette épreuve de mise en jambe a été remportée par James Martin (chef et animateur de télévision outre manche) au volant d’une Jaguar Type D « Long-Nose ».

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Voici la vidéo des Mini Miglia :

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Vidéo de la semaine #215

Chaque semaine Morrissette met à l’honneur une vidéo qui a particulièrement retenu son attention. Toutes les vidéos ont pour thème l’automobile, que ce soit ancienne ou moderne.

La vidéo de la semaine :
L’équipe Nissan a annoncé ce lundi deux nouveaux pilotes qui prendront le volant de l’originale Nissan GT-R Nismo LM lors des 24 heures du Mans 2015. Ces deux pilotes sont tous deux britanniques, Max Chilton qui vient de terminer deux saisons de formule 1 et a également participé au Goodwood Revival au volant d’une Ford Mustang l’an dernier. Le second pilote, Alex Buncombe, est moins médiatique puisqu’il a fait l’essentiel de sa carrière en GT pour Nissan. Alex est cependant très connu des amateurs d’anciennes pour ses prestations en tant que pilote Jaguar Heritage / JD Classics au volant de Jaguar Type C, Type E ou encore XJS TWR. Voici un aperçu des talents du jeune homme au volant d’une Type-E.
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Morrissette vous avez déjà présenté auparavant sa prestation au Mans Classic 2014 au volant d’une Jaguar Type C ex Fangio ou bien son extraordinaire remontée au Nürburgring en Jaguar Type E.

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