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On vous emmène au Mans Classic 2018

Nous avons décidé de ne pas traiter le record d’affluence de 135 000 spectateurs lors de l’édition 2018 ou encore les 12,6 millions d’euros obtenus lors de la vente Artcurial. La cuvée 2018 du Mans Classic a incontestablement été un succès, mais plus que les chiffres, nous avons décidé de vous faire vivre le Mans Classic du coté spectateur. Nous entendons par spectateur, la grande majorité des gens qui ne disposent pas de pass VIP ou d’accès privilégié mais simplement de son entrée enceinte générale, agrémentée de suppléments paddock et tribune dans notre cas.

Dès le vendredi matin, ça bouchonne un petit peu aux abords du circuit, rien de bien grave, juste le signe que les spectateurs seront au rendez-vous tout le long du weekend. Le vendredi, les tribunes sont en accès libre, on en profite donc pour explorer de nouvelles tribunes, et en particulier la Dunlop située en face de la chicane du même nom.

Avantage des tribunes ce weekend, celles-ci offrent un peu d’ombre bienvenue par ces températures caniculaires. Lorsqu’il y a un peu de vent on se sentirait presque VIP tant la chaleur est plombante dès que l’on quitte l’ombre pour rejoindre le bitume. Pour tout voir au Mans Classic, les trois jours ne sont pas de trop car entre la piste, les paddocks, les différentes expositions et les clubs il y a largement de quoi occuper weekend. On commence par regarder les premiers essais avant de faire un tour dans le village et une première visite des paddocks.
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Les paddocks sont relativement calmes, les voitures n’ayant pas roulé il n’y a pas encore réellement de mécanique mais plutôt des nettoyages ou des réglages de dernière minute. Avec les premiers essais qualificatifs du vendredi, on distingue déjà la hiérarchie des plateaux, certains s’annoncent plus disputés que d’autres.

En fin de soirée, les températures descendent légèrement permettant de déambuler plus librement au bord du circuit et dans les tribunes. On quitte le circuit avant la fin des essais de nuit, il y aura encore du temps pour voir les autos en piste.

Le samedi tout s’accélère, les spectateurs se multiplient autour du circuit pour atteindre le chiffre record que l’on évoqué en introduction. Les essais libres et qualificatifs deviennent des courses et les pilotes prennent plus de risques pour défendre leur position ou en conserver une. La course du Jaguar Classic Challenge donne le ton du weekend : des batailles acharnées mais également beaucoup de drapeaux jaunes et de slow zones qui hacheront quelque peu les courses. Après cette première course c’est au tour des Group C et de la démonstration Global Endurance Legends de prendre la piste.

La seconde course réservée aux Porsche se verra longtemps neutralisée, plusieurs voitures ayant perdu de l’huile sur la piste. La légendaire fiabilité de Porsche est mise à mal lors de cette course et de nombreux 6 cylindres à plats rendent l’âme avant de voir le drapeau à damiers.
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Après ces premières courses, il est temps de faire place aux courses habituelles du Mans Classic. C’est d’abord les plus jeunes qui prennent le départ. Tout se déroule bien pour Little Big Mans et aucun faux départ n’est à signaler cette année. On ne pourra pas en dire de même le lendemain lorsque les adultes prendront le départ type Le Mans du plateau 4.

Pour assister aux différents départs et aux animations qui les entourent, le meilleur endroit est incontestablement d’avoir une place en tribune. Faute de place en tribune, le spectateur du Mans a quasiment en permanence la vue gênée par les innombrables grillages qui entourent le circuit. Les plateaux se succèdent sans interruption jusqu’à la tombée de la nuit.

Petit à petit les tribunes se vident. A partir de 20 heures, les personnes qui possèdent un pass tribune peuvent se placer dans n’importe laquelle . Une excellente initiative qui permet de varier les points de vue au bord du circuit. Une fois la nuit installée on en profite pour faire une pause diner dans le village. La tente installée avec ses lampes vintage n’est pas sans rappeler le Goodwood Revival. En écoutant les conversations autour de nous on se rend compte que l’heure avançant, le public est de plus en plus passionné. Les VIP qui viennent au Mans Classic uniquement pour être vus ont disparus depuis longtemps. Il reste un public amateur, souvent averti qui apprécient l’automobile.

Côtoyer de tels spectateurs est rassurant dans un pays que l’on nous présente comme de plus en plus autophobe et où les conversations automobiles sont depuis des mois réduites à une distance symbolique de 13 mètres. Au milieu de la nuit, nous quittons à notre tour le circuit pour reprendre quelques forces avant la journée de dimanche.
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Nous avions quitté le circuit lorsque le plateau 2 évoluait, le lendemain matin c’est de nouveau le plateau 2 qui est en piste. Comme si le temps s’était arrêté au Mans Classic, le temps de nos quelques heures de repos. Plus l’heure avance plus les tribunes se remplissent mais il y a incontestablement moins de monde que le samedi.

Les courses continuent de s’enchainer inlassablement en piste. Un petit tour dans les paddocks permet de se rendre compte que la course a éprouvé aussi bien les machines que les hommes. Les abandons sont très nombreux, particulièrement dans les plateaux les plus récents (plateaux 5 et 6). Visages et pilotes ont les traits tirés après une courte nuit voire une nuit blanche.
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Le point d’orgue en terme de compétition est incontestablement le plateau 4 qui fait la part belles aux GT40 qui se livrent un combat très rapproché. Les écarts sont très faibles jusqu’à l’arrivée et plusieurs voitures peuvent l’emporter à quelques minutes du drapeau à damiers.

A 16 heures, comme à l’époque le directeur de course est au milieu de la piste pour agiter le drapeau et clôturer cette édition 2018 du Mans Classic. Même après 3 jours, on a l’impression que le temps est passé trop vite et que l’on n’a pas eu le temps de tout voir.

Afin de rester dans la magie du Mans, chaque jour nous vous referons vivre les courses par le biais de galeries photos. Pour revoir des courses historiques sur le grand circuit des 24 heures du Mans il faudra attendre l’édition 2020 qui se déroulera très certainement au mois de juillet.

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Chinon Classic 2018

Pour la troisième année consécutive, la commémoration du Grand Prix de Tours se déroulait à Chinon et porte désormais le nom de Chinon Classic 2018. Le programme reste immuable d’une année sur l’autre avec le samedi un rallye touristique d’environ 180 kilomètres en Touraine suivi de démonstrations en centre-ville de Chinon lors de la journée du Dimanche.

Samedi matin, les 200 équipages participant au rallye du Chinon Classic 2018 se retrouvent en centre ville sous un soleil radieu. Le départ est donné vers 9h, au bout de quelques centaines de mètres, un riverain refusant que l’on passe dans sa rue entraine un premier détour et une joyeuse pagaye. Quelques kilomètres plus loin, une indication indique de tourner à gauche face à un bois, pas évident a repérer lorsque justement la route du rallye serpente au milieu d’un bois. Résultat, le compteur n’affiche pas encore 5km que déjà beaucoup de participants jardinent et il y a des voitures de collection dans tous les sens. Après ces difficultés de début de parcours, le road book devient beaucoup plus fluide et l’on rallie sans mal le château de Rigny-Ussé pour une première halte. Le parcours du rallye du Chinon Classic 2018 fait ensuite route vers le domaine de Thais ou est prévue la pause déjeuner. Avant de rejoindre se dernier, nous découvrons le magnifique château de la Longue Plaine et son interminable ligne droite faisant face à l’entrée principale du château.
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Après le déjeuner, les voitures reprennent la route d’un autre château (région de la Touraine oblige), celui de Ligré ou une dégustation de vin est prévue. Avant de rentrer sur Chinon en début de soirée, une dernière halte est programmée à l’aérodrome de Loudun ou une démonstration d’avions anciens se marie parfaitement avec les voitures de collection du rallye.

Voici les photos du Rallye du Chinon Classic 2018 :

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Le dimanche matin, le soleil est de nouveau de la partie pour les démonstrations en centre-ville qui constituent la partie la plus visible du Chinon Classic. Les voitures sont réparties par séries en fonction de leurs années et de leurs puissances supposées. Les séries de 10 minutes s’enchainent tout au long de la journée en alternant automobiles et motos. Il s’agit réellement d’une démonstration sans notion de vitesse, pour vous donner un ordre d’idée on ne parviendra jamais à passer la troisième sur Morrissette. Pour la MG B, l’ensemble du parcours se fait en alternant premier et deuxième rapports. Ce train de sénateur laisse le temps aux équipages des voitures de voir le public présent en très grand nombre le long des barrières de sécurité.

Si la plupart des autos présentes lors des démonstrations sont les mêmes que celles qui ont participé au rallye la veille, le plateau moto et lui inédit. Aussi bien en nombre qu’en qualité le plateau est impressionnant, les Honda 750 Four y sont légion, tout comme les 500 et 750 Kawasaki 2 temps. Outre ces grands classiques de la collection, on retrouve des motos plus confidentielles comme des Ducati et Harley Davidson de compétition, des Royal Enfield ou encore des Triton.

Retrouvez ici les photos prisent lors de la journée de dimanche du Chinon Classic 2018 :

 

Tour Auto 2018 : les classements de la 4ème étape

L’avant dernière étape du Tour Auto est toujours un moment particulier. Les concurrents commencent à sentir l’odeur de l’arrivée mais les hommes et les machines commencent à montrer des signes de faiblesse. Il est encore trop tôt pour se relâcher mais il faut trouver le juste équilibre entre attaque et sauvegarde des positions acquises. Au programme de ce vendredi, deux spéciales disputées sur route fermées entrecoupée d’une épreuve sur le circuit Paul Ricard au Castellet.

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Compétition
Coup de théâtre dans la première spéciale du jour disputée aux pieds du Mont Ventoux. Pour la première fois depuis le départ du Tour Auto 2018, Andrew Smith et James Cottingham ne s’imposent pas mais terminent à la seconde place. La victoire de spéciale revient à Chris Ward au volant de sa Jaguar Type E, il devance de 6 secondes l’équipage de la GT40. Le podium est complété par Jean-Pierre Lajournade qui concède tout de même 20 secondes, montrant si besoin en était que les deux équipages britanniques évoluent dans une autre dimension.
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L’euphorie sera de courte durée pour Chris Ward, après avoir connu la victoire, il sera contraint à l’abandon quelques heures plus tard sur le circuit de Lédenon. La GT40 de Smith / Cottingham reprend ses bonnes habitudes et signe une nouvelle victoire avec 47 secondes d’avance sur le second. Les V8 Ford sont à l’honneur puisque la rarissime Shelby Cobra Daytona de Olivier Ellerbrock se classe deuxième seulement trois secondes devant l’AC Cobra de Jousset / Miliotis.

Débarrassés de la menace de la plus rapide des Jaguar Type E, Smith / Cottingham profitent de la spéciale du Grand Caunet pour signer une nouvelle victoire. Quinze secondes derrière l’intouchable GT40 on retrouve deux voitures ex aequo, la Porsche 911 2.0L de Gaby Von Oppenheim et Andreas Middendorf ainsi que la Jaguar Type E de Jean-Pierre Lajournade et Christophe Bouchet. Les deux équipages concèdent 15 secondes aux vainqueurs de l’épreuve spéciale.

Au terme d’une nouvelle journée presque parfaite, la Ford GT40 d’Andrew Smith et James Cottingham conforte encore un peu plus son leadership. Débarrassés de leur premier concurrent suite à l’abandon de Chris Ward, la victoire finale est désormais en ligne de mire si l’équipage est épargné par les soucis mécaniques. A près de sept minutes de l’équipage de tête, la Lotus Elan de Favaro / Badan continue de miser sur la régularité. Sur la troisième marche du podium provisoire on retrouve désormais l’AC Cobra de Jousset Milliotis.

  1. Andrew Smith / James Cottingham – Ford GT40 MkI – 1h22m38s
  2. Raphaël Favaro / Yves Badan – Lotus Elan – 1h29m35s (+6m57s)
  3. Frédéric Jousset / Pau Milliotis – Shelby Cobra 289 – 1h29m57s (+7m19s)

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Périodes G1 et G2
Le duo Matthieu Perrot / Eric Excoffier confirme sa bonne forme dans les épreuves matinales en remportant pour la troisième journée consécutive la spéciale d’ouverture. Leur Corvette devance de 8 secondes la GT40 des leaders du classement général (Hautot / Cantrel). La troisième marche du podium revient à Alexandre Delaye et Jean-Baptiste Repelin sur BMW 2800CS. Ces derniers concèdent 14 secondes à l’équipage vainqueur.

Les grandes lignes droites du Castellet laissaient imaginer un cavalier seul des deux Ford GT40 MkII et celui-ci a bien eu lieu. Philippe Hautot s’impose avec seulement une seconde d’avance sur Philipe Vandromme. Derrière les deux puissants V8 de 7 litres c’est un véritable gouffre car Richard Depagneux prend une lointaine troisième place au volant de sa BMW 2800 CS a 1m11s du vainqueur de l’épreuve.

Lors de la dernière spéciale du jour, c’est de nouveau une GT40 s’impose, celle de Philippe Vandromme les écarts sont cette fois-ci très serrés. Il devance de seulement deux secondes la Chevrolet Corvette de Perot / Excoffier et l’Alfa Romeo 1750 GTAM de Meinrenken / Schroder. Ce trio se tient en seulement 5 secondes et les six premier de l’cette épreuve spéciale ont moins de 10 secondes de retard.
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Au classement général provisoire, le Ford GT40 MkII réalisent le doublé, Patrick Hautot devançant de plus de deux minutes Philippe Vandromme. Richard Depagneux est désormais classé troisième, le circuit du Castellet lui a couté cher, tout comme la pénalité de 20 secondes dont il a écopé en début de Tour Auto. Avec seulement 3 secondes d’écart entre le second et le troisième, l’issue s’annonce particulièrement indécise lors de la dernière étape du Tour Auto.

  1. Patrick Hautot / Sylvain Cantrel – Ford GT40 MkII – 1h29m31s
  2. Philippe Vandromme / Frédéric Vivier – Ford GT40 MkII – 1h31m59s (+2m28s)
  3. Richard Depagneux / Eric Joyau – BMW 2800 CS – 1h32m02s (+2m31s)

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Périodes H1, H2 et I
Les américains Cooper Mac Neil et Gunnar Jeanette continuent leur marche en avant en remportant une nouvelle épreuve spéciale. Ils se sont d’ailleurs autoproclamés team America, n’hésitant pas à faire un détour au Mc Donald lorsque la faim les tiraille entre deux spéciales. La seconde place revient à la Ferrari 308 de Jean / Talabard, après des soucis au début de cette édition 2018 du Tour Auto, l’équipage de la Ferrari 308 évolue désormais dans le peloton de tête. Didier Sirgue prend la troisième place de cette spéciale de la Gabelle à seulement 7 secondes de la Porsche de tête.

La surprise de l’épreuve du Castellet provient de la quatrième place des leaders Mac Neil / Jeanette qui concèdent 15 secondes. L’épreuve est remportée par la duo Narac / Lecourt qui devance de cinq secondes une autre Porsche, celle du belge Christophe Van Riet. La troisième marche du podium revient à une De Tomaso Pantera Gr.IV, non pas celle de Didier Sirgue mais celle de Maillet-Avenel / Ianetta.

La Ferrari de Florent Jean confirme ses bonnes dispositions et remporte l’épreuve. Il devance de cinq secondes la Porsche 911 Carrera RSR 3.0L de Cooper Mac Neil et Gunnar Jeanette. Philippe Ancelin se rappelle au bon souvenir de tous avec sa Ford Escort 1600 RS. Cette auto et son pilote démontrent une fois de plus leurs qualités sur les épreuves spéciales. Comme pour les périodes G1 et G2 les écarts sont très faibles et ne génèrent pas de bouleversements au classement général.
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Cooper Mac Neil et Gunnar Jeanette conservent la tête de la catégorie mais les écarts relativement faibles ne leur permettront pas de se relâcher lors de la dernière journée entre Aix en Provence et Nice. Christophe Van Riet se classe second au volant de sa Porsche avec plus d’une minute d’avance sur la De Tomaso Pantera Gr. IV de Didier Sirgue.

  1. Cooper Mac Neil / Gunnar Jeanette – Porsche 911 RSR 3.0L – 1h24m39s
  2. Christophe Van Riet / Caroline Grifnee – Porsche 911 RSR 3.0L – 1h25m25s (+0m46s)
  3. Didier Sirgue / Jean-Michel Carriere – De Tomaso Pantera Gr.IV – 1h26m29s (+1m50s)

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Régularité
La première spéciale du jour permet à des équipages que nous n’avions pas encore vu en tête des classements de s’illustrer. Avec seulement 4 secondes de pénalité par rapport au temps idéal, le duo Escat / Brincat sur BMW 3.0 CSI remporte cette épreuve de la Gabelle. Ils devancent Eric et Ugo Andre sur Volvo 122S et Philippe et Annie Peculier sur une berlinette Alpine A110. Les écarts dans cette épreuve de régularité sont relativement faibles puisque les quatre premiers se tiennent en une seconde.

L’épreuve du Castellet n’a semble-t-il pas posé de difficultés aux concurrents de la catégorie régularité. Les cinquante premiers équipages écopent de moins de six secondes de pénalité. Tomas Hinrichsen et Solange Mayo réalisent le score parfait en bouclant les trois tours exactement dans le temps imparti à la seconde près. Les argentin apprécient le Castellet puisque le second équipage Vukojicic / Daly nous vient également d’Amérique du Sud. Ils écopent d’une seconde de pénalité, tout comme les troisièmes, Hugues de Beauregard et Michel Buzzi au volant d’une Lotus Elan.

Jean Rigondet et Olivier Souillard reviennent tout en haut de la feuille des temps lors de l’épreuve du Grand Caunet. Ils terminent à trois secondes du temps idéal au volant de leur CG 1200 S. La Ferrari 275 GTB de Baccanelli / Salimei se classe deuxième à une seconde de l’équipage de tête. Crédités exactement du même temps Philippe et Sophie Peculier hissent leur Alpine A110 1600S sur la troisième marche du podium.

Cette quatrième étape du Tour Auto 2018 n’a pas apporté de changement dans le trio de tête de la catégorie régularité. Les écarts sont toujours faibles et tout reste jouable lors de l’étape finale de samedi. Avec seulement 20 secondes d’écart entre les deux équipages de tête, la victoire finale n’est pas encore jouée. Entre la seconde et la quatrième position, les écarts sont encore plus faibles avec moins de dix secondes. Il faudra avoir les nerfs solides lors des dernières spéciales pour s’imposer dans la catégorie régularité.

  1. Jean Rigondet / Olivier Souillard – CG 1200 S – 0m52s
  2. Nicolas Pagano /Michel Périn – Alfa Romeo 1750 GTV – 1m12s (+0m20s)
  3. Philippe Fichet / Xavier Malenfer – Lancia Fulvia 1600 HT – 1m21s (+0m29s)

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Demain, c’est déjà l’épreuve de clôture du Tour Auto 2018. Les concurrents s’élanceront depuis Aix en Provence pour disputer deux épreuves spéciales étant donné qu’il n’y a pas d’épreuve sur circuit au programme. Il sera ensuite temps de rejoindre les bords de la Mer Méditerranée pour l’arrivée à Nice ou les mots d’ordre seront célébration et repos.

Tour Auto 2018 : les classements de la 3ème étape

En ce jeudi, le Tour Auto 2018 en terminait avec sa portion alpestre pour rejoindre le Sud de la France. Deux spéciales étaient au programme mais finalement une seule sera disputée (nous y reviendrons) ainsi qu’une épreuve sur le circuit de Lédenon. Cette 3ème étape entre Megève et Avignon s’annonçait particulièrement longue avec plus de 400 kilomètres au programme et promettait de mettre à rude épreuve les homme et les machines.

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Compétition
On vous laisse deviner quels sont les vainqueurs de la première spéciale du jour … une fois encore James Cottingham et Andrew Smith l’emportent au volant de leur GT40. Ils devancent de 19 secondes l’AC Cobra de Ludovic Caron et la Jaguar Type E de Chris Ward de 24 secondes. Notons la cinquième place de Jean-Pierre Lajournade dont la Type E a été quelque peu froissée lors des épreuves de mercredi.

La seconde spéciale du jour qui devait être disputée aux alentours de Saint Nazaire le Désert a été annulée. Selon les premières informations, une voiture ouvreuse est sorti de la route avant d’effectuer plusieurs tonneaux et de s’immobiliser en contre bas. Nous avons décidé de ne pas vous communiquer d’autres informations tant que celles-ci ne seront pas officiellement confirmées par les organisateurs du Tour Auto 2018.

Bien que la spéciale ait été annulée, la liaison vers le circuit de Lédenon a fait des dégâts parmi les favoris de la catégorie compétition puisque Ludovic Caron et Jean-Pierre Lajournade n’ont pas disputé l’épreuve de Lédenon. Les chances des deux équipages français de s’imposer été déjà relativement faibles, mais celle-ci s’amenuisent au fur et à mesure des péripéties.
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Sur le circuit de Lédenon, on retrouve une fois encore les mêmes vainqueurs sauf que cette fois-ci la marge de la GT40 est beaucoup plus faible qu’à l’accoutumée. En effet, Smith/Cottingham ont dû surveiller leurs rétroviseurs car la Jaguar Type E de Chris Ward termine à seulement 6 secondes de la victoire. Derrière ce duo les écarts sont très importants puisque la Lotus Elan de Favaro / Badan termine à 56 secondes. Le passage à proximité de la suisse mercredi semble avoir donné des ailes à cet équipage suisse qui joue régulièrement aux avants postes depuis.

Peu de changements en tête du classement général provisoire. Les écarts continue de se creuser petit à petite en faveur de Smith / Cottinham. Chris Ward fait de son mieux pour limiter les dégats mais ne parvient pas à suivre le rythme d’enfer imposé par la GT40. Le principal changement, concerne la dipaition au classement de Ben Gill sur AC Cobra. La troisième place du classement général provisoire est désormais occupée par la Lotus Elan de Favaro / Badan.

  1. Andrew Smith / James Cottingham – Ford GT40 MkI – 1h00m32s
  2. Chris Ward / Andy Elcomb – Jaguar Type E – 1h02m33s (+2m01s)
  3. Raphaël Favaro / Yves Badan – Lotus Elan – 1h05m35s (+5m03s)

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Périodes G1 et G2
Comme lors de la première spéciale de mercredi, Perot / Excoffier imposent leur Chevrolet Corvette dans la première spéciale du jour. Ils devancent les deux BMW 2800 CS engagées sur ce Tour Auto 2018. La seconde place avec 16 secondes de retard sur la voiture de tête revient à Delaye / Repellin qui devancent Depagneux / Joyau classés à 27 secondes.
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Même si le Circuit de Lédenon est particulièrement tortueux et vallonné, les Ford GT40 MkII se montrent toujours à leur aise dès qu’il s’agit de circuit. Les puissantes américaines réalisent un doublé dans une course particulièrement serrée. Philippe Vandromme s’impose de deux secondes devant Patrick Hautot. Le podium est complété par la BMW 2800 CS de Richard Depagneux qui concède seulement 4 secondes au vainqueur. Une belle opération au classement général pour le pilote de la BMW.

Au classement général les écarts varient en fonction des épreuves. Les spéciales routières sont généralement à l’avantage des BMW alors que les circuits sont la chasse gardée des GT40. Pas de changement dans le trio de tête en ce mardi, si ce n’est une variation des écarts chronométriques.

  1. Patrick Hautot / Sylvain Cantrel – Ford GT40 MkII – 1h06m26s
  2. Richard Depagneux / Eric Joyau – BMW 2800 CS – 1h07m29s (+1m03s)
  3. Philippe Vandromme / Frédéric Vivier – Ford GT40 MkII – 1h08m43s (+2m17s)

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Périodes H1, H2 et I
La bataille continue de faire rage entre les différents acteurs de cette catégorie. Cooper Mac Neil et Gunnar Jeanette s’imposent dans la première spéciale au volant de leur Porsche 911 Carrera RSR 3.0L « La Mondiale ». Ils devancent de seulement une seconde la Ferrari 308 Gr.IV de Jean / Talabard. A la troisième place de la spéciale on trouve la voiture qui occupe la même position au classement général provisoire, à savoir la De Tomaso Pantera Gr.IV de Sirgue / Carrière.
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Nouvelle victoire pour le duo Mac Neil / Jeanette sur le circuit de Lédenon. Comme depuis le début de se Tour Auto 2018 les écarts sont très faibles et les positions changent sans cesse. Christophe Van Riet se classe second à 3 secondes au volant de sa Porsche 911 Carrera RSR 3.0L. Didier Sirgue prend de nouveau la troisième position à 5 secondes de la voiture de tête.

Le classement général des périodes H1, H2 et I n’évolue pas et le trio de tête reste inchangé. Petit à petit Copper Mac Neil et Gunnar Jeanette creusent l’écart sur leurs poursuivants. Cet écart reste cependant toujours inférieur à la minute après plus d’une heure de compétition cumulée.

  1. Cooper Mac Neil / Gunnar Jeanette – Porsche 911 RSR 3.0L – 1h01m55s
  2. Christophe Van Riet / Caroline Grifnee – Porsche 911 RSR 3.0L – 1h02m42s (+0m47s)
  3. Didier Sirgue / Jean-Michel Carriere – De Tomaso Pantera Gr.IV – 1h03m21s (+1m26s)

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Régularité
La spéciale de Combe de Savoie disputée au cours de la matinée voit la victoire du duo Hinrichsen / Mayo qui termine à 5 secondes du temps idéal. La Ferrari 250 GT Lusso d’Eric Hamoniau et Didier Lehembre se classe deuxième avec trois secondes de plus que la Maserati 250 SI des vainqueurs. La troisième marche du podium revient à un équipage que nous n’avions pas vu aussi haut dans les classements depuis le début du Tour Auto 2018. Il s’agit de Nelson Pozzoli et Juan Manuel Piasco engagés au volant d’une Dino 246 GT (et non d’une Ferrari).

Les victoires sur circuit dans la catégorie régularité sont plus anecdotiques et prestigieuses que réellement importantes au classement général. L’épreuve de Lédenon revient à François et Geoffroy de Gaillard sur une Peugeot 203. Ils écopent de seulement une seconde de pénalité tout comme quatre autre équipages ex aequo. Les cinquante premiers équipages terminent tous avec moins de 5 secondes de retard sur le temps idéal défini pour le circuit de Lédenon.

Bien qu’écourtée, cette troisième journée du Tour Auto 2018 a apporté son lot de bouleversements au classement général de la catégorie régularité. Mathieu Sentis et Gaëtan Dumoulin sont éjectés du podium, leur 504 berline étant désormais classée en quatrième position à dix seconde du podium. Le duo Pagano / Perin gagne une position et le troisième place est occupée par la Lancia Fulvia 1600 HF de Fichet / Malenfer.

  1. Jean Rigondet / Olivier Souillard – CG 1200 S – 0m40s
  2. Nicolas Pagano /Michel Périn – Alfa Romeo 1750 GTV – 0m52s (+0m12s)
  3. Philippe Fichet / Xavier Malenfer – Lancia Fulvia 1600 HT – 0m59s (+0m19s)

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Après un diner majestueux au Palais des Papes et une nuit réparatrice à Avignon, le Tour Auto 2018 se rapprochera demain un peu plus encore de la Mer Méditerranée et de la ligne d’arrivée. Les réjouissances du jour seront composées de deux épreuves spéciales et d’une épreuve sur le circuit Paul-Ricard au Castellet. En soirée, les concurrents et les assistances rejoindront Aix en Provence.

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Tour Auto 2018 : les classements de la 2ème étape

Après une courte nuit réparatrice pour les pilotes et les machines, le Tour Auto 2018 continuait ce mardi avec une étape entre Besançon et Megève. Au programme du jour, les Alpes, les Alpes et encore les Alpes le tout entrecoupé de deux spéciales routières et d’une épreuve sur le circuit de Bresse.

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Compétition
Les spéciales se suivent et se ressemblent en ce début de Tour Auto 2018 au niveau des classements. L’intenable duo Cottingham / Smith frappe de nouveau très fort lors de la première spéciale. Seule la Jaguar Type E de Chris Ward parvient à tenir le rythme en lâchant tout de même 10 secondes. Le reste du peloton est relégué à près de 30 secondes. Le podium est complété par la Lotus Elan de Raphael Favaro et Yves Badan. A noter que l’AC Cobra de Ludovic Caron n’a pas pris part à cette spéciale.

Prenez le classement de l’épreuve sur le Circuit de Dijon-Prenois le mardi, déplacez-le légèrement vers le Sud-Est et vous obtenez exactement le classement du Circuit de Bresse. On retrouve de nouveau Cottingham / Smith devant Ward devançant lui-même l’AC Cobra de Ben Gill. Les écarts sont importants sur le circuit de Bresse avec 33 secondes d’avance sur la Type E et 46 secondes sur l’AC Cobra. Une autre AC Cobra, celle de Ludovic Caron était bien au départ de cette épreuve sur circuit ou elle se classe quatrième juste devant Jean-Pierre Lajournade.
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Nouvelle spéciale et nouvelle victoire de la Ford GT40 d’Andrew Smith et James Cottingham. Comme lors de l’épreuve du matin, l’équipage britannique s’impose avec un écart important au point de se demander s’il leur est nécessaire d’attaquer autant. Ludovic Caron signe son retour en haut des feuilles de temps en se classement second à 22 secondes de la voiture de tête. Le podium est complété par la Jaguar Type E de Chris Ward qui continue son apprentissage à haute vitesse du Tour Auto.

Sans surprise 1MUF caracole en tête du classement général en ayant pour le moment réussi le tour de force de remporter toutes les épreuves disputées. Chris Ward est solidement ancré à la seconde place et devra miser sur la régularité et la fiabilité s’il veut s’imposer. Grace à ses bonnes performances sur circuit Ben Gill se hisse sur la troisième marche du podium. Celle-ci était occupée la veille par la Type E de Jean-Pierre Lajournade qui chute à la cinquième place après une journée difficile.

  1. Andrew Smith / James Cottingham – Ford GT40 MkI – 41m04s
  2. Chris Ward / Andy Elcomb – Jaguar Type E – 42m38s (+1m34s)
  3. Ben Gill / David Didcock – AC Cobra – 44m14s (+3m10s)

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Périodes G1 et G2
Après la domination des GT40 lors de la première journée, c’est une autre américaine, la Chevrolet Corvette de Matthieu Perrot et Éric Excoffier qui s’impose dans la première spéciale du jour. Ils devancent les deux BMW 2800CS de Alexandre Delaye et Richard Depagneux qui accusent un retard de 12 et 15 secondes.
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Patrick Hautot montre une fois de plus qu’il est à l’aise sur circuit et impose sa Ford GT40 sur le circuit de Bresse. Il devance de 18 secondes Richard Depagneux sur BMW. La troisième marche du podium revient à l’équipage Meinrenken / Schroder sur une Alfa Romeo 1750 GTAM.

Les BMW sont encore à l’honneur dans la dernière spéciale du jour avec la victoire de la 2800 CS d’Alexandre Delaye et Jean-Baptiste Repellin et la troisième place de Richard Depagneux. 24 secondes séparent les deux voitures qui arborent l’hélice bleue et blanche. Entre ces deux voitures saluons l’excellente performance du duo Olivier Pernaut / Margot Lafitte qui malgré une auto relativement modeste (Alfa Romeo Giulia Sprint GT) ont réussi à se hisser en seconde position à 22 secondes du vainqueur.

Au terme de cette seconde journée de compétition, c’est une Ford GT40 qui est en tête de la catégorie, en l’occurrence celle de Philippe Hautot et Sylvain Cantrel. Ils devancent la BMW 2800 CS de Richard Depagneux qui se classe quasiment tout le temps dans le top 3 des différentes épreuves. Le podium est complété par une autre Ford GT40, celle de Philppe Vandromme et Frédéric Vivier.

  1. Patrick Hautot / Sylvain Cantrel – Ford GT40 MkII – 44m41s
  2. Richard Depagneux / Eric Joyau – BMW 2800 CS – 46m00s (+1m19s)
  3. Philippe Vandromme / Frédéric Vivier – Ford GT40 MkII – 47m07s (+2m26s)

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Périodes H1, H2 et I
Dans cette catégorie les écarts continuent d’être minimes et le trio de tête est séparé de seulement trois secondes lors de la première spéciale du jour. Michel Lecourt et Raymond Narac s’imposent dans un nouveau triplé Porsche. Ils devancent d’une seconde les américains Mac Neil / Jeanette et de trois secondes les belges Van Riet / Grifnée.
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Le duel fratricide entre les Porsche continue de faire rage sur le circuit de Bresse. Lecourt /Narac s’imposent avec seulement une seconde d’avance sur le duo Mac Neil / Jeanette. Il s’en est fallu de peu pour avoir recours à la photo finish. Christophe Van Riet complète le podium mais n’a pu tenir le rythme des deux leaders auxquels il concède 26 secondes.

Après les triplés récurrents de Porsche depuis le début du rallye, c’est au tour de Ferrari de monopoliser les premières places du classement de la spéciale. Il s’agit en l’occurrence des 308 Gr IV. Florent Jean et Philippe Talabard devancent François Xavier Entremont et Jacques Entremont. Sur la même monture mais pas préparée par Michelotto, Arnaud Gauduel et Nicolas Missilier prennent la troisième place du classement de la spéciale. On retrouve le trio de Porsche qui anime la course depuis le début au 4ème, 5ème et 7ème place à une dizaine de secondes de la tête.

Coup de théâtre au classement général, le duo Lecourt / Narac écope d’une pénalité de 9min20s qui les fait plonger dans les profondeurs du classement. Dans une catégorie très serrée, ce genre de pénalité semble impossible à rattraper avant la fin de l’épreuve. Cooper Mac Neil et Gunnar Jeannette sont en tête de la catégorie devant Christophe Van Riet et Caroline Grifnée. Sur la troisième marche du podium on retrouve la De Tomaso Pantera de Didier Sirgue qui joue régulièrement placé depuis le début de ce Tour Auto 2018.

  1. Cooper Mac Neil / Gunnar Jeanette – Porsche 911 RSR 3.0L – 42m11s
  2. Christophe Van Riet / Caroline Grifnee – Porsche 911 RSR 3.0L – 42m37s (+0m26s)
  3. Didier Sirgue / Jean-Michel Carriere – De Tomaso Pantera Gr.IV – 43m26s (+1m15s)

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Régularité
Les concurrents de la catégorie régularité continuent d’apprivoiser le système Trippy. La première spéciale baptisée altitude 8000 est remportée par le duo Pagano / Perrin avec une Alfa Romeo 1750 GTV. Michel Perrin n’est pas un inconnu car il notamment à son actif de très nombreuses victoires en rallye raid. Ils devancent la CG 1200 S de Rigondet / Souillard et la Porsche 914/6 d’Alvergnas / Dubrule.

Comme souvent en régularité, les épreuves sur circuit ne bouleversent pas le classement, les écarts sont minimes et sauf incident mécaniques les spécialistes de la discipline réalisent le temps idéal ou un temps très proche. Sur le circuit de Bresse, cinq équipages sont ex aequo avec le temps idéal et les cinquante premiers équipages ont tous moins de 5 secondes de pénalité.

Les italiennes sont au sommet de la feuille des temps dans la dernière spéciale du jour. On retrouve des noms connus qui ont brillé lors des éditions précédentes du Tour Auto. Hinrichsen / Mato imposent leur rare Maserati 200 SI. Ils devancent une non moins rare Ferrari 250 GT Lusso de l’équipage Hamoniau / Lehembre. Sur la troisième marche du podium à 5 secondes des leaders ont retrouve l’Alfa Romeo Giulia 1600 Sprint Spécial de Menicucci / Imbert.

En tête du classement général on retrouve les mêmes acteurs que la veille. Misant sur la régularité (ce qui semble logique pour une catégorie intitulée régularité), Jean Rigondet et Olivier Souillard sont en tête avec leur CG 1200 S. Les écarts sont toujours très faibles et seulement 8 secondes séparent les deux premières voitures. Sentis / Demoulin occupe la seconde position avec leur Peugeot Berline 504. Le duo Pagano / Perrin dont nous avons déjà parlé profite d’une belle journée pour se hisser sur le podium.

  1. Jean Rigondet / Olivier Souillard – CG 1200 S – 0m27s
  2. Mathieu Sentis / Gaëtan Dumoulin – Peugeot 504 Berline – 0m35s (+0m08s)
  3. Nicolas Pagano /Michel Périn – Alfa Romeo 1750 GTV – 0m37s (+0m10s)

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Le Tour Auto 2018 continue en cette journée de Mercredi, après un départ à l’aube de Megève pour les premiers équipages, deux spéciales sont au programme dans la matinée. La caravane du Tour Auto quitte la montage pour retrouver la plaine. Dans l’après midi une épreuve sera disputée sur le circuit de Ledenon avant un repos bien mérité à Avignon au pied du palais des Papes.

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Tour Auto 2018 : les classements de la 1ère étape

Dès 6h au petit matin (5h45 pour être précis), les concurrents du Tour Auto édition 2018 ont quitté le Grand Palais pour se rendre au Château de Courances. Une longue étape les attendait ensuite pour rejoindre Besançon après avoir disputé une épreuve chronométrée aux alentours d’Auxerre et une autre sur le circuit de Dijon-Prenois.
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Compétition
La liste de départ du Tour Auto 2018 sentait la poudre avant même les premiers tours de roue. Du coté français, Jean-Pierre Lajournade et Ludovic Caron multiples vainqueurs de l’épreuve sont présents sur leurs montures habituelles. Côté britannique, l’équipage Andrew Smith et James Cottingham, vainqueur l’an dernier est présent pour défendre son titre. il sont cette année rejoints par Chris Ward (multiple vainqueur à Goodwood) engagé sur une Jaguar Type E. Derrière ces quatre favoris il ne faut pas oublier les habitués de l’épreuve tels que Ben Gill, Damien Kholer ou encore Jean-Marc Bussolini …

Avant même le départ de l’épreuve spéciale de Sinotte, les ennuis mécaniques accablent l’AC Cobra de Ludovic Caron en proie à des soucis de culasse. La fumante américaine disputera tout de même l’épreuve pour tenter de limiter les dégâts ou elle se classera troisième à quatorze secondes des vainqueurs. Devant, la lutte interne britannique est ouverte, la GT40 (1MUF) d’Andrew Smith et James Cottingham s’impose de seulement deux secondes devant Chris Ward en Jaguar Type E. Jean-Pierre Lajournade est de son coté fidèle à la stratégie qui a souvent fait sont succès avec un pilotage assuré sans fioriture le menant à la quatrième place de la spéciale.
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On retrouve quasiment les mêmes acteurs lors de l’épreuve disputée sur le circuit de Dijon. James Cottingham nous offre un récital au volant de sa GT40 intouchable sur le très rapide tracé de Dijon-Prenois. Il devance de nouveau Chris Ward, l’écart est de 30 secondes. Le podium 100% britannique est complété par Ben Gill sur Shelby Cobra. Jean-Pierre Lajournade se classe de nouveau 4ème et Ludovic Carron paye ses soucis mécaniques en laissant s’échapper de précieuses et nombreuses secondes.

Au terme de la journée, voici le classement général de la catégorie compétition :

  1. Andrew Smith / James Cottingham – Ford GT40 MkI – 17m04s
  2. Chris Ward / Andy Elcomb – Jaguar Type E – 17m31s (+0m27s)
  3. Jean-Pierre Lajournade / Christophe Bouchet – Jaguar Type E – 18m02s (+0m58s)

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Périodes G1 et G2
La aussi l’épreuve d’ouverture à Sinote touche directement les favoris au classement général. En effet, la Ligier JS2 de John of B ne sera pas en mesure de reprendre la route après une sortie de route. Les chants du V8 Cosworth sont donc interrompus dès les premiers kilomètres du Tour Auto 2018. Dans cette catégorie aussi c’est une GT40 qui s’impose, il s’agit de la version MkII de Patrick Hautot et Sylvain Cantrel. Le podium est complété par les deux BMW 2800 CS d’Alexandre Delaye puis de Richard Depagneux. Les écarts sont très faibles avec respectivement 2 et 5 secondes.

Sur le circuit de Dijon Prenois, les 7 litres des moteurs Ford des GT40 MkII ont fait parler la poudre. Patrick Hautot s’impose de nouveau en devançant une autre Ford GT40, celle de Philippe Vandromme. Derrière les puissantes américaines, Richard Depagneux se classe de nouveau troisième au volant de sa 2800 CS.

Voici le classement général provisoire au terme de cette première journée :

  1. Patrick Hautot / Sylvain Cantrel – Ford GT40 MkII – 18m01s
  2. Philippe Vandromme / Frédéric Vivier – Ford GT40 MkII – 18m49s (+0m48s)
  3. Richard Depagneux / Eric Joyau – BMW 2800 CS – 19m12s (+1m11s)

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Périodes H1, H2 et I
Parmi ces autos les plus récentes engagées au Tour Auto ce sont des habitués qui figurent en tête des classements. Le duo Lecourt / Narac impose sa Porsche 911 aux couleurs de Gallia lors de la première spéciale. Philippe Ancelin a parfaitement exploité les qualités de sa Ford Escort 1600 RS en rallye en se classant second à 3 secondes des vainqueurs. Avec le même écart, on retrouve un autre habitué, Christophe Van Riet lui aussi engagé sur une Porsche 911.
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Le circuit de Dijon Prenois voit un triplé des Porche 911. La victoire revient à la RSR 3.0L « La Mondiale » pilotée par deux spécialistes des courses d’endurance : Cooper Mac Neil et Gunnar Jeanette. Ils devancent de 6 secondes Christophe Van Riet et de 12 secondes Lecourt / Narac.

Les écarts sont très faibles dans cette catégorie que ce soit en épreuves spéciales ou sur circuits et cela se ressent au classement général ou le trio de tête se tient en moins de dix secondes. Voici le classement général provisoire au soir de l’arrivée à Besançon :

  1. Cooper Mac Neil / Gunnar Jeanette – Porsche 911 RSR 3.0L – 17m22s
  2. Christophe Van Riet / Caroline Grifnee – Porsche 911 RSR 3.0L – 17m26s (+0m4s)
  3. Michel Lecourt / Raymond Narac – Porsche 911 RSR 2.8L – 17m29 (+0m7s)

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Régularité
Difficile d’établir des vérités dans la catégorie régularité après seulement deux épreuves de disputées. En régularité le classement final va se faire et se défaire au fur et à mesure des spéciales et des imprévus. A noter que cette année tous les concurrents sont équipés d’un GPS Trippy (bien connu en mal ou en bien par les concurrents du Rallye Monte-Carlo Historique). Ce système de GPS offre une précision bien supérieure aux organisateurs et permet notamment de multiplier les points de contrôle.

Au terme de l’épreuve spéciale de Sinote et de celle de Dijon-Prenois, voici le classement de la catégorie régularité. Notons que six pilotes se tiennent en moins de 10 secondes de pénalité et les dix premiers sont tous réunis en moins de 20 secondes:

  1. Jean Rigondet / Olivier Souillard – CG 1200 S – 0m08s
  2. Mathieu Sentis / Gaëtan Dumoulin – Peugeot 504 Berline – 0m08s (+0m00s)
  3. Philippe Fichet / Xavier Malenfer – Lancia Fulvia 1600 HF – 0m12s (+0m04s)

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En ce mercredi la seconde étape du Tour Auto 2018 emmènera les concurrents depuis Besançon jusqu’à Megève. Au programme les pentes alpestres avec notamment deux épreuves spéciales disputés sur route fermées. La journée sera également par une épreuve sur circuit disputée sur le circuit de la Bresse.

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Tour Auto 2018 : les photos de Dijon-Prenois

Lors de la première étape du Tour Auto 2018 qui menait les concurrents depuis le Grand Palais à Paris jusqu’à Besançon une épreuve était disputée sur le circuit de Dijon-Prenois. Lors des épreuves sur circuit les voitures sont réparties en 5 plateaux selon leur âge et leur puissance. Les plateaux 1 et 2 sont réservés à la catégorie régularité. Les plateaux 3, 4 et 5 sont ceux des voitures engagées en compétition avec des modèles de plus en plus rapides. Nous vous proposons de revenir en image sur les différentes courses des plateaux compétition sur le circuit de Dijon-Prenois :

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Plateau 3

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Plateau 4

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Plateau 5

 

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Un lundi (presque normal) au Grand Palais

Au fil des éditions, on s’habitue au spectacle de l’exposition des magnifiques voitures du Tour Auto sous la verrière du Grand Palais. Les vérifications techniques et administratives sont l’occasion de créer un musée éphémère réunissant des autos parmi les plus belles et les plus rares du monde. On s’est habitué à ce mariage magique entre le Grand Palais et les voitures anciennes au point de ne plus apprécier celui-ci à sa juste valeur.

Il suffit d’apprendre que dans quelques années, le Grand Palais ne sera plus en mesure d’accueillir le départ du Tour Auto (en raison de travaux de modernisation en vue des jeux olympiques de Paris 2024) pour soudain mieux mesurer la beauté du spectacle qui nous est offert.
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Les voitures sont alignées comme à la parade ou comme lors du salon de l’auro des années 50. Comme souvent Porsche semble avoir le plus grand « stand » avec des alignements importants de Porsche 356 et 911. Bien que moins nombreuses, les Ferrari alignées au centre du Grand Palais ne sont pas moins impressionnantes. Du coté des anglaises, les Jaguar sont les mieux représentées avec des XK120, 140, 150, Type E ou encore MK1 ou Mk2. Toujours du coté britannique les MG A et B sont toujours fidèles au poste. Cette année, les Aston Martin sont moins nombreuses que par le passé et l’on compte une seule D2/4. Les gros V8 américains sont également dignement représentées avec les Cobra et GT40 candidates à la victoire finale. On retrouve également un contingent de Ford Mustang agrémenté de quelques Corvette.

Pour cette édition 2018 les organisateurs ont décidé de mettre à l’honneur les marques italiennes disparues : on retrouvera au départ notamment des Abarth, Autobianchi, Osca ou encore De Tomaso.

Voici les photos de cette journée de vérifications administratives et techniques au Grand Palais :
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Au cours de la soirée, les belles carrosseries ont été admirées par les VIP invités par les partenaires ainsi que par l’organisation. Après une courte nuit de soleil, voitures et pilotes quitteront le Grand Palais dès 6h pour mettre le cap sur une première épreuve spéciale aux alentours d’Auxerre. Une épreuve sera ensuite disputée en milieu de journée sur le circuit de Dijon-Prenois avant de rejoindre dans la soirée la ville de Besançon.
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Circuit des Remparts 2017

Qui dit journées du patrimoine dit nécessairement Circuit international des Remparts à Angoulême. Etant plutôt tournés vers les vielles roues à rayons que vers les vieilles pierres, nous avons pris le chemin de la Charente dimanche matin pour assister à l’édition 2017 du Circuit des Remparts.

La météo s’est montrée pour le moins capricieuse avec des températures dignes du mois de Novembre et une après-midi copieusement arrosée. Entre deux averses, les pilotes ont fait étalage de leurs talents sur un piste tantôt grasse, humide, détrempée ou séchante.

Le Circuit des Rempart ne figure au programme d’aucun championnat régulier de voitures de collection, les différents plateaux sont donc constitués pour l’occasion. On retrouve à parts à peu près égales des courses de monoplaces et d’autres de GT et berlines. En plus de ces deux grandes catégories, une démonstration de rallye mettant en scène les légendes du Groupe B était proposée aux spectateurs.
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Malgré des plateaux quelque peu hétéroclites les batailles sont toujours au programme particulièrement en GT. Les plateaux Henri Greder et Jean Pierre Beltoise ont tenu les spectateurs en haleine tout au long des 30 minutes qui leurs étaient allouées avec de belles batailles pour la victoire finale mais également pour les places d’honneur. Le Circuit des Remparts est très court, puisqu’il développe un peu plus d’un kilomètre, et les plus rapides bouclent un tour en moins d’une minute. Les écarts y sont donc relativement restreints ce qui facilite grandement le spectacle en piste. Rappelons que le Circuit des Remparts d’Angoulême est le seul tracé urbain français à n’avoir pas évolué depuis l’époque où il accueillait les championnats internationaux de monoplaces.

Le Circuit des Remparts d’Angoulême lutte chaque année pour sa survie et l’équipe d’organisation a changé pour cette édition 2017. Seul fausse note, le prix des entrées fixé à 29€ par personne pour la journée de dimanche ce qui avait de quoi rebuter les moins fortunés. En dehors de ces considérations financières, l’organisation était bien huilée avec une gestion parfaite des contraintes liées aux plans Vigipirate et l’excellente idée de déplacer l’entrée des spectateurs dans le paddock afin de faciliter la vie de ces derniers mais également des équipes d’assistance.

Rendez-vous en 2018 sur le Circuit des Remparts en espérant que la météo soit plus clémente aussi bien pour les pilotes que pour les spectateurs et les organisateurs. Pour vous faire patienter jusqu’en septembre 2018, voici quelques photos prisent ce weekend.
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Grand Prix de Pau Historique 2017, les photos du samedi

Le Grand Prix de Pau Historique est un événement incontournable dans le calendrier international des compétitions historiques. Si l’importance et le prestige du tracé urbain palois peuvent sembler galvaudés pour la plupart des pilotes français, le nombre de pilotes anglais, espagnols, portugais, allemands ou encore américains, australiens ou japonais montre bien le retentissement international du Grand Prix de Pau Historique. Dans le Béarn la météo fait rarement dans la demi mesure, après une édition 2016 gorgée de pluie, 2017 fait place au soleil et aux températures caniculaires. La température a grimpé en piste mais également sous les casques lors de cette journée de samedi du Grand Prix de Pau Historique 2017 dédiée aux qualifications.

Voici quelques images que nous vous avons ramené de cette première journée de compétition dans les rues de Pau. Vous y retrouverez principalement l’Historic Endurance, le Maxi 1000 mais également les plateaux de monoplaces F2 et F3 :
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