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La course de Morrissette à Nogaro vécue de l’intérieur

Hier, nous vous avons raconté en détail notre weekend de l’Historic Tour de Nogaro avec notamment les différents temps fort de la course, il est temps d’illustrer nos propos avec la caméra embarquée de la course. Bouclez votre harnais et embarquez à bord de Morrissette pour près d’une heure de course sous une météo pour le moins changeante. Vous retrouverez notamment :

  • 1ère minute : Un départ moyen
  • 2ème minute : Un dépassement osé sur une AC Cobra
  • 3ème minute : Un freinage du bout du monde sur cette même Cobra
  • 7ème minute : Une visibilité plus qu’aléatoire
  • 8ème minute : Un drapeau rouge
  • 9ème minute : Un départ réussi
  • 10ème minute : Une Alfa Romeo Giulia TZ vue de très très près
  • 12ème minute : Deux roues dans l’herbe
  • 13ème minute : Un dépassement raté
  • 30ème minute : Changement de pilote
  • 31ème minute : Une MG B joueuse à la sortie des stands
  • 43ème minute : Un dépassement de James Bond
  • 45ème minute : Une Ford Falcon en perdition évitée de justesse
  • 56ème minute : Un drapeau à damier bien mérité

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Morrissette back on track

La dernière course de Morrissette avait eu lieu à Nogaro en Septembre 2016, un an tout juste après ses derniers tours de roue en compétition, la MG B est de retour dans le Gers pour une nouvelle course. Comme de coutume, la voiture est inscrite dans la catégorie ASAVE Racing 65, mais le règlement a changé : fini les deux courses sprint de 25 minutes et place à une course longue d’une heure avec arrêt changement de pilote au milieu de celle-ci.

Pour réussir sa rentrée des classes, Morrissette a profité de l’hiver et de l’été pour parfaire ses réglages, au menu un passage au banc pour optimiser l’allumage et la carburation ainsi qu’un changement des différents manomètres. Les antiques Smith ont laissé place à des plus modernes Stack, l’authenticité y perd ce que la précision y gagne. Merci au Garage de la Choletterie pour les réglages parfaits de la MG B en prévision de la course de Nogaro.

La météo gersoise n’est pas des plus clémente et si Claire a déjà eu l’occasion de rouler sur le circuit Paul Armagnac sous la pluie, cela sera une première pour Romain. Les séances d’essais libres du vendredi sont mises à profit pour valider les réglages et se remettre en jambe après 12 mois sans compétition. La MG B fonctionne bien et les interventions mécaniques se limitent aux réglages des freins arrière.
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La samedi matin place aux choses sérieuses avec la séance d’essais qualificatifs. Celle-ci se déroulera intégralement sur piste sèche, petit à petit les chronos de Morrissette s’améliorent pour atteindre 1’55’721. Ce temps place la MG B au cœur d’un peloton d’anglaises puisque devant dans la même seconde on retrouve deux Lotus Cortina et quelques centièmes devant une Lotus Elan. Morrissette précède une autre anglaise mythiques, une Mini, de quoi annoncer de belles batailles en course.

Le dimanche les giboulées de printemps (même si nous sommes à la fin de l’été) rythment la matinée sur le circuit de Nogaro. Au moment du départ, la piste est sèche mais les nuages sont menaçants. Le départ de Morrissette est plutôt moyen car en collant trop le pilote de devant pour ne pas perdre la précieuse aspiration impossible de voir les feux de signalisation, ce sont donc quelques dixièmes qui s’envolent dès les premiers mètres. La MG B garde sa place dans le peloton souffrant principalement d’un déficit de vitesse de pointe dans la longue ligne droite de l’aérodrome. Cela n’empêche pas Morrissette de lutter avec une surpuissante AC Cobra et de prendre l’avantage à la régulière. Dès le deuxième tour, la pluie fait son apparition à certains endroits du circuit. Il pleut ainsi fortement sur la première partie du circuit alors que la fin du tour est entièrement sèche. Plus la pluie s’intensifie plus la MG B remonte au classement en prenant le meilleur notamment sur les Lotus Cortina.

La course est interrompue au drapeau rouge en raison d’huile sur la piste et d’une voiture mal placée. Le second départ est bien meilleur que le premier et Morrissette gagne plusieurs positions dans les premiers virages. La bataille en peloton nous offre l’occasion de passer quelques virages roues dans roues avec une rarissime et très onéreuse Alfa Romeo Giulia TZ. Après deux tours de bataille avec la Mini de Philippe Quirière, Romain tente un dépassement un poil optimiste dans la courbe faisant suite à la ligne droite des stands. L’entrée du virage sur les freins ne pardonne pas, la MG B part immédiatement en glisse pour finir sa course dans l’herbe. Un grand merci à Philippe qui a eu les bons réflexes pour éviter Morrissette en perdition devant le capot de sa Mini.

Une fois cette mésaventure passée, Morrissette reprend la piste et repart immédiatement à l’attaque pour récupérer les positions perdues lors de sa sortie de piste. En quelques tours, la position initiale est récupérée, mais impossible de remonter plus haut car la piste sèche de plus en plus.
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A la mi-course, il est temps de passer le relai à Claire sur une piste séchante mais pas encore totalement sèche. Dès la sortie des stands, la MG B montre que sa puissance, certes limitée, est néanmoins largement suffisante pour faire glisser le train arrière sur piste grasse.

En cette deuxième partie de course, les écarts sont relativement marqués et il est difficile voire impossible de gagner des positions. Les chronos s’améliorent de tour en tour avec un piste séchante. Le coup d’œil dans le rétro au bon moment permet d’éviter une Ford Falcon en perdition, juste le temps d’ouvrir la trajectoire pour éviter la collision et celle-ci termine sa course dans le bac à gravier. Morrissette se montre particulièrement fiable et ne chauffe pas tout au long de la manche, de quoi passer sereinement le drapeau à damier après une heure de course. La MG B et son équipage termine à la dixième place du classement général, une position plus qu’honorable si on se réfère à la qualité du plateau composant la grille de l’ASAVE Racing 65.

A l’exception de la météo, ce weekend de reprise fut quasiment parfait. Nous ne savons pas encore quand Morrissette reprendra la piste mais espérons que ce sera le plus rapidement possible.

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Ci dessous, la vidéo que vous attendiez tous 🙂 … nous mettrons en ligne la vidéo de la course complète très prochainement.
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Une nuit au musée éphémère du Grand Palais pour le Tour Auto 2017

Depuis maintenant plusieurs années, le Grand Palais accueille les vérifications administratives et techniques du Tour Auto. Nous avons déjà mentionné à plusieurs reprises à quel point l’architecture de l’édifice et les anciennes voitures se marient à merveille.

N’ayant pu nous rendre à la journée de vérifications administratives et techniques, nous avons opté pour la soirée VIP qui se déroule le lundi soir. Nous nous sommes donc frayé un passage entre les coupes de champagne et autres cocktails afin de vus ramener des photos des belles carrosseries attendant avec impatience le départ de l’épreuve.

L’éclairage relativement faible du Grand Palais donne une lumière tamisée qui confère une ambiance de musée voire de réserve de celui-ci. Le musée éphémère créé le temps d’une soirée à l’occasion du départ du Tour Auto est sans conteste l’un des plus beau du monde.

Nous vous laissons flâner dans les allées au travers de nos différentes photos. Que vous soyez plutôt anglaises, italiennes, américaines, allemandes ou encore françaises vous trouverez forcément votre bonheur parmi les voitures participants à l’édition 2017 du Tour Auto :
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Les fiches d’homologation FIA réunies dans une base de donnée en ligne

Depuis plusieurs années, la FIA (Fédération International de l’Automobile) a décidé de s’intéresser de plus près aux compétitions historiques. Les mauvaises langues diront que la FIA se pencher sur les compétitions historiques à la recherche de revenus additionnels car celles-ci ont le vent en poupe contrairement au sport automobile « moderne ».
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Il faut cependant en finir avec l’image d’Epinal qui tourne autour des compétitions historiques. Les gentlemen drivers qui arrivent sur les circuits avec leur voiture sur un plateau pour retrouver les copains et partager un bon moment sont en voie d’extinction du moins sur la scène européenne et internationale. Cet esprit originel de la compétition historique tourné vers les amateurs subsiste encore quelque peu au niveau national, notamment en France au travers de l’Historic Tour mais pour combien de temps encore ?

Il faut se rendre à l’évidence, pour pouvoir emporter des courses historiques au niveau européen il faut désormais dépenser des sommes folles pour acquérir les voitures mais également pour les préparer. Les budgets des tops team historiques rejoignent petit à petit ce que l’on rencontre en GT moderne et la course à l’armement est indéniable. Le fameux adage de gagner le dimanche pour vendre le lundi s’applique non pas au constructeurs mais bien aux préparateurs des voitures historiques. Les principales compétitions européennes et mondiales sont désormais des vitrines pour les préparateurs les plus renommés.

Dans ce contexte il était nécessaire de réglementer les compétitions historiques de manière plus stricte. Pour cela l’idéal est de revenir aux fameuses fiches d’homologation FIA permettant de définir clairement ce qui est toléré ou non sur une voiture de course.

Qu’est-ce qu’une fiche d’homologation FIA ? De toutes les époques, pour pouvoir participer à des compétitions automobiles, les constructeurs ont dû déclarer leurs voitures dans une classe et spécifier les principales données techniques de la voiture dans une fiche d’homologation. En fonction de la catégorie choisie (Groupe 1, Groupe 2 … Groupe 5) des modifications plus ou moins poussées par rapport au modèle de série étaient autorisées mais celles-ci devaient toutes être dument déclarées sur la fiche d’homologation.

Lorsqu’il s’agit de véhicules historiques pour savoir ce qui est homologué sur une voiture et ce qui ne l’est pas, il faut alors avoir recours aux archives afin de retrouver la fiche d’homologation d’époque du véhicule : la fameuse fiche d’homologation FIA. Pendant des années, la consultation de ces fiches d’archives était un véritable parcours du combattant, les concurrents se les échangeaient sous le manteau et il était possible de faire des demandes aux différentes fédérations mais celles-ci étaient généralement compliquées.
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La FIA dans un souci de modernisation et de simplification vient de lancer une base de donnée en ligne dans laquelle il est désormais possible de retrouver toutes les fiches d’homologation dument classées par marques et par modèles. Cette véritable bible technique est une énorme avancé pour tous les propriétaires souhaitant préparer leurs voitures dans les règles de l’art.
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Voici le lien à consulter et à partager sans modération : http://historicdb.fia.com

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Cela semblera très certainement anodin pour les néophytes mais pour quiconque a tenté un jour d’obtenir un passeport FIA, cela représente une immense simplification. En plus des fiches d’homologation par marques et modèles, vous retrouverez également les différents règlements sportifs classés par époque.

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Une visite de Rétromobile 2017 en photos #2

Une, deux, trois, quatre … dix Ferrari d’exception. Une, deux, trois, quatre … dix Mercedes 300 SL. Une, deux, trois, quatre … dix Porsche 356. Pour résumer le salon Rétromobile 2017 on pourrait dire que celui-ci multiplie l’exceptionnel au point de le rendre banal. A titre de comparaison, les modèles cités en introduction sont plus présents dans les allées du salon qu’une plus populaire MG B ou encore qu’une Renault 4CV.

Certains regretteront que le salon Rétromobile devienne de plus en plus élitiste mais on peut aussi apprécier que de tels modèles soient présents à Paris le temps du salon. Bien souvent pour voir autant de véhicules d’exception il est nécessaire de visiter plusieurs musées et de faire des milliers de kilomètres. Rétromobile vous propose en échange de 18€ (somme très élevée pour un salon) d’accéder à un musée éphémère que vous ne retrouverez quasiment nulle part ailleurs. Oublions un temps les valeurs des voitures car celles-ci ne s’adressent qu’a une poignée d’acheteurs internationaux et admirons les voitures qui brillent de tous leurs chromes sur les podiums de Rétromobile 2017.
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Pour ce deuxième volet de notre visite en photos, nous vous proposons de revenir en détail sur l’exposition dédiée aux 70 ans aux de la marque Ferrari. Toujours du côté des modèles rares et d’exception, nous vous emmenons également voir quelques-unes des voitures mises aux enchères par Artcurial Motorcars. Une halte sur les stands Jaguar s’impose la marque y présente outre ses incontournables Type E, une XKSS flambant neuve issue des quelques exemplaires récemment re-fabriqués. Nous terminerons cette visite pas un passage dans le Hall 3 dédié aux clubs qui se retrouvent un peu excentrés par rapport au cœur du salon mais qui continuent d’exposer des modèles intéressants.
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Les portes du salon Rétromobile 2017 vont se fermer dans quelques minutes, les dates de la prochaine édition sont d’ores et déjà connues, celle-ci se déroulera du 7 au 11 février 2018.

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Que voir au Salon Rétromobile 2017 ?

A quelques minutes de l’ouverture des portes du salon Rétromobile 2017, nous vous proposons un rapide tour d’horizon des expositions et animations à ne pas manquer. Le salon Rétromobile prenant de l’ampleur d’année en année, les animations sont très nombreuses. Notre but n’est pas ici d’être exhaustif mais de vous présenter notre sélection forcément subjective des immanquables du salon.

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Les différentes expositions
Les Formule 1 originales

En partenariat avec Richard Mille, le célèbre horloger suisse très impliqué dans le sport automobile, le salon exposera six Formule 1. Il ne s’agit pas forcément des monoplaces les plus célèbres mais chaque Formule 1 s’accompagne d’une histoire singulière. Le porte étendard de cette exception dédiée à la discipline reine du sport automobile est la Tyrrell P34 et ses fameuses six roues. Outre la Tyrrell, on retrouvera les F1 suivantes : BRM P67, Cosworth F1 4WD, Lotus 63 March 2-4-0, McLaren M9A.
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James Bond en mission à Rétromobile

Une exposition dédiée à Aston Martin et ayant pour thème les initiales D.B sera proposée aux visiteurs du salon. Rappelons que les initiales D.B sont celles de David Brown, homme d’affaire anglais longtemps à la tête de la marque et qui a énormément participé à son essor dans les années 40-60. Ces initiales seront utilisées pour la numérotation des voitures en commençant par la DB2 jusqu’à l’actuelle DB11 sans oublier la célèbre DB5 de l’agent 007. Pour célébrer cette grande lignée de coupés et cabriolets sportifs britanniques plusieurs DB seront exposées à Rétromobile dont une DB5 ayant participé au tournage d’un épisode de la sage James Bond.

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Les Groupe B sur le pont

Avec le développement du phénomène des Youngtimer, on assiste au retour en force de leurs variantes les plus sportives et les plus démoniaques : les Groupe B. A l’occasion du salon Rétromobile 2017, les modèles les plus représentatifs mais aussi certains plus anonymes seront exposés sur le pont des expositions. On y retrouvera notamment une MG, mais aussi évidement les Peugeot 205 T16, Audi Quattro, Lancia Delta S4 et 037, la Ferrari 308 GTB Michelotto Groupe B, les Citroën, Ford, Mazda, MG, Opel, Renault, Nissan ou encore Toyota.

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Le retour des tutos d’Auto Plus

Nous vous avions présenté cette initiative lors de la précédente édition de Rétromobile. Les tutos d’Auto Plus sont de retour cette année et trois ateliers seront alternativement proposés aux visiteurs : comment faire une révision, les réglages des culbuteurs, maîtriser à minima l’électricité et le multimètre.

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Une MG unique

Le magazine Classic & Sports Cars présentera sur son stand un modèle unique de MG connu sous le nom de EX234. Il s’agit d’un prototype étudié dans le but de donner une descendance à la MG B et de faire perdurer celle-ci dans le temps. Le prototype ne passera jamais à la production ce qui n’empêchera pas la MG B d’être produite pendant une vingtaine d’années.
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Du coté des constructeurs
Les 70 ans de Ferrari

Lors du dernier Mondial de l’Automobile, un petit emblème apposé sur les flancs des Ferrari marquait le début des célébrations des 70 ans de la marque au cheval cabré. L’apothéose de cet anniversaire aura lieu dans quelques mois en Italie mais le salon Rétromobile 2017 sera sans contexte un grand moment. Pour célébrer les 70 ans de Ferrari, huit modèles d’exception seront présents Porte de Versailles, on retrouvera notamment la barquette 166 des Mille Miglia, une Ferrari 250 LM, une 250 GT Cabriolet Série 1 ou encore une 275 GTB. Notre modèle de Ferrari préféré à savoir la 250 GT SWB Berlinetta sera naturellement présente sur le podium Ferrari.

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L’éternelle renaissance d’Alpine

Si la version 2017 de la sportive française se fait attendre, la marque Alpine trônera en bonne place au salon Rétromobile. Cette année le célèbre bleu Alpine laissera quelque peu la place au blanc pour faire entrer la marque de Dieppe dans la modernité. Alpine présentera le concept Alpine-Vision très proche de la version finale de la future voiture ainsi que six modèles historiques frappés du A : l’A106, l’A108, l’incontournable A110, l’A310, une GTA ainsi qu’une A610.
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Le premier acte de FCA Heritage

Outre Ferrari, le Groupe Fiat Chrysler se lance également dans le domaine de l’automobile de collection avec la création de la nouvelle entité FCA Heritage. Celle-ci sera présente dans les allées de Rétromobile et présentera huit modèles représentatifs de l’histoire du groupe issus des collections des marques Fiat, Abarth, Alfa Romeo et Lancia.

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Jaguar Land Rover continue son offensive Classic

Incontournable des salons de voitures anciennes, le groupe Jaguar Land Rover sera de nouveau présent à Rétromobile. Une Jaguar Type E Coupé Série 1 illustrera les services de restauration et de pièces détachées proposés par nos amis britanniques. L’accent sera cette année mis sur Land Rover et le développement de son département Classic qui présentera notamment un Range Rover de première génération entièrement restauré avec des pièces et selon les techniques d’origine.
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Pour en savoir plus sur les animations et expositions du salon Rétromobile 2017 que nous venons de vous présenter ainsi que sur celles que nous n’avons pas détaillé, voici le lien qui vous révélera tout : https://www.retromobile.fr/visiteurs/expositions/Les-animations

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La Traversée de Paris 2017 vécue de l’intérieur

Dimanche matin 7h00, au 3ème sous sol d’un parking sous terrain de la capitale, une Austin Cooper S se réveille de sa torpeur. Petit à petit le moteur se réchauffe et trouve son ralenti, il est temps de partir avant que l’échappement relativement libre ne réveille tous les habitants de l’immeuble.

Le ciel est bas, comme les températures qui n’incitent pas à mettre une ancienne dehors. Pourtant plus l’on se rapproche de l’esplanade du château de Vincennes plus l’on croise des automobiles anciennes aux formes et aux couleurs immédiatement identifiables. Notre Mini se sent de moins en moins seule au milieu de ses camarades du jour.

Les habitués de la Traversée de Paris retrouvent l’habituel joyeux capharnaüm de l’esplanade du Château de Vincennes. Les voitures qui viennent rechercher leur roadbook et leurs plaques de rallye croisent celles qui s’élancent pour les premiers hectomètres de la Traversée de Paris 2017.
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Dès 8h, notre Austin Cooper S prend le chemin de la capitale et les bouchons débutent avec l’apparition des premiers feux rouges. Les organisateurs de Vincennes en Anciennes annoncent que la Traversée de Paris 2017 est complète et nous les croyons sans peine tant les véhicules sont nombreux. Les feux tricolores rythment le parcours et l’on se fait tour à tour distancer ou rattraper par les véhicules participants au gré de la circulation.

Comme de coutume, le roadbook n’est pas des plus précis mais la Traversée de Paris est plus un prétexte à une balade dans la capitale qu’un réel parcours balisé précisément dans les rues parisiennes.

Signalons que la montée vers Montmartre s’est faite cette année sans souci et quasiment sans bouchon. Une fois au pied du Sacré Cœur on retrouve le mélange unique des voitures anciennes, des touristes et des joggeurs que génère à chaque édition la Traversée de Paris. Notre petite Mini n’a aucun mal à se trouver une place pour faire une petite pause et prendre quelques photos. A notre arrivée, un groupe de cyclistes en vélo d’époque vient de gravir le « col » de Montmartre qui constitue le point culminant du parcours du jour.
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Après le Sacré Cœur, cap sur la Concorde puis les Invalides. Heureusement les températures positives ont écarté tout risque de verglas et nous pouvons redescendre de la Butte de Montmartre par la route et non en luge. La place de la Concorde est littéralement prise d’assaut. Des passionnés et des clubs ne participant pas nécessairement à la Traversée de Paris se sont donnés rendez vous sur place. En ce dimanche 8 janvier 2017, la Place de la Concorde prend des allures de Salon de l’Automobile de toutes les époques. Un policier tentera bien en vain de réguler la circulation mais renoncera rapidement devant l’ampleur de la tache.

Après la place des Invalides, les anciennes sont de plus en plus clairsemées, certaines reprennent le chemin de Vincennes alors que d’autres rentrent chez eux selon l’itinéraire de leur choix.
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Comme souvent, les voitures de la Traversée de Paris hivernale sont différentes ce celles de la version estivale. Les voitures sont très variées et on retiendra pour cette édition 2017 une forte concentration de Fiat 500 mais également de Jaguar Mk2.

Conduire ou prendre des photos, il faut choisir mais choisir c’est renoncer et nous avons donc fait notre possible pour concilier les deux entre pilote et copilote. Voici donc une sélection de nos photos prises lors de la Traversée de Paris 2017 :

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Retrouvez ici l’intégralité de nos photos de cet événement

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Nous vous préparons une vidéo de cette Traversée de Paris en Austin Cooper S qui sera publiée dans quelques jours.

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Les Tops et les Flops de 2016

L’année 2016 est sur le point de franchir le drapeau à damiers, il est donc temps de jeter un coup d’œil dans le rétro et de vous présenter nos souvenirs de cette année. Généralement lors des années précédentes, au cours du mois de décembre nous vous présentions nos 10 coups d’œil dans le rétro sous forme de clins d’œil à dix bons souvenirs de la saison écoulée. Malheureusement 2016 aura été riche en incidents mécaniques, nous avons donc décidé de sélectionner trois tops et trois flops qui relatent pour nous au mieux cette année 2016.

Top #1 : On a roulé à Goodwood
On débute nos coups de coeur par un lieu mythique, le circuit de Goodwood. Si le tracé n’a rien d’exceptionnel, la simple évocation de ce nom fait rêver tous les amateurs d’automobile de collection. Après avoir assisté en tant que spectateurs à plusieurs Revival et Members Meeting, nous avons eu l’occasion en novembre dernier de nous retrouver de l’autre côté des barrières et de prendre la piste. Sous une météo typiquement britannique, le circuit semblait nous être réservé avec seulement 5 voitures en piste. Morrissette toute heureuse de retrouver son Angleterre natale s’est parfaitement bien comportée et en a surpris plus d’un par sa vitesse dans des conditions d’adhérence précaires.
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Top #2 : Bataille épique à Spa
Plus besoin de présenter le circuit de Spa-Francorchamps entré depuis bien longtemps au panthéon des circuits les plus mythiques et les plus appréciés des pilotes de course. Fin juin, Morrissette est en piste pour participer à la première édition des 3h de Spa-Francorchamps. Apres une séance d’essai compliquée, la MG B retrouve la bonne carburation pour le départ de la course. Avec plus de 70 voitures au départ, pas le temps de s’ennuyer et Morrissette se retrouve rapidement au milieu d’un peloton de 4 MGB, la moindre erreur se paye cash avec plusieurs places perdues instantanément. Le classement varie d’un tour à l’autre mais pas le plaisir de conduire avec de véritables batailles portières contre portières mais dans le respect des carrosseries.
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Top #3 : Nouveau Look pour une nouvelle saison
Morrissette n’est pas passée entre les mains de Cristina Cordula mais a reçu une nouvelle grille de calandre et un nouveau bas volet avant. Le radiateur d’huile a ainsi migré devant le radiateur d’eau et Morrissette se présente avec un nouveau look conforme au règlement FIA. En complément de cette face avant, de nouveaux pneus Avon remplacent les Yokohama et donnent un look plus vintage à la MG B. Pour ses premiers tours de roues au Mans au mois de février, Morrissette se présente donc sous ses plus beaux atouts.
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En contrepartie des tops de l’année, il y a malheureusement eu aussi quelques flops :

Flop #1 : Casse moteur épisode 1
Lors de la séance de roulage au Mans avant le début de la saison, après quelques tours de circuit, le 4 cylindres de Morrissette ne tire pas comme d’habitude et il y a un léger bruit. Par précaution on rentre au stand pour vérification avant de causer trop de dégâts. Un premier diagnostic indique que quelque chose ne tourne pas rond dans le bas moteur. Le démontage révélera un défaut de graissage, résultat changement complet du moteur : bloc, vilebrequin, bielles, pistons … Une saison 2016 qui ne débute pas sous les meilleurs auspices mécaniques.
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Flop #2 : Casse moteur épisode 2
Une fois remis de ses soucis mécaniques du Mans, Morrissette participe à la course d’ASAVE Racing 65 du val de vienne puis aux 3h de Spa. Comme nous l’avons mentionné précédemment, la première heure de course est intense, puis les écarts se creusent et l’on entre réellement dans une course d’endurance. Au début du 3ème relais, soudainement la MG B ne tourne plus rond et émet un bruit plus proche de la chasse à courre que de la compétition automobile. Après un retour au stand non planifié, le verdict tombe, une soupape d’échappement ne s’ouvre plus c’est donc l’abandon. Au démontage, on découvrira qu’un poussoir a cédé. Nous sommes donc contraints de changer de nouveaux les poussoirs, tiges de culbuteurs et arbre à cames. Une saison 2016 définitivement à oublier sur le plan mécanique.

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Flop #3 : Coup de chaud à Nogaro
Dernière course de la saison, la manche d’ASAVE Racing 65 se déroule sur le circuit de Nogaro dans le Gers. Morrissette ne donne pas toute sa puissance et les choses vont aller en empirant avec l’augmentation de la température. La MG B voit rouge et la température d’eau flirte avec les 110 degrés. Dans ces conditions pas d’autre choix que de lever le pied pour économiser la mécanique. Cette dernière course de la saison se transforme donc en gentille journée circuit avec les yeux rivés sur la température d’eau plutôt que sur les trajectoires et les points de freinage.
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Bonnes fêtes de fin d’année à tous et rendez-vous en 2017 pour de nouvelles aventures. Nous vous en dirons plus très prochainement.

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Goodwood en caméra embarquée

Comme vous le savez, nous avons eu la chance de rouler sur le circuit de Goodwood lors d’un track day organisé par le GRRC (Goodwood Road & Racing Company) le 12 novembre dernier. Après les photos, place à la vidéo en caméra embarquée. On vous emmène pour deux tours à bord de Morrissette sur la piste plus que détrempée. Vu les conditions météorologiques, les bottes en caoutchouc vous seront certainement tout aussi utiles que les bottines FIA.

Moteur, le virage de Madgwick nous attend au bout de la ligne droite des stands. On enchaine ensuite sur le virage de Fordwater qui ne passe pas à fond en MG sous la pluie. Vient ensuite la partie la plus lente et la plus glissante du circuit avec les enchainements de St Mary ‘s et Lavant. Plein gaz pour la longue ligne droite de Lavant avant de débouler sur la courbe à droite de Woodcote et la fameuse chicane qui entame la ligne droite des stands. Après la théorie, place à la pratique et à la vidéo :

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On a roulé à Goodwood

La simple évocation du nom de Goodwood fait rêver la plupart des amateurs d’automobile de collection. Le circuit a eu une histoire relativement courte puisqu’il a été utilisé à partir de la fin de la seconde guerre mondial jusqu’en 1966. Sa véritable renaissance a eu lieu en 1998 avec l’organisation du premier Goodwood Revival, un événement qui est désormais devenu mythique. Le circuit à proprement parlé est tracé autour des pistes de l’aérodrome. Il s’agit principalement d’une succession de courbes rapides à droite, seulement entrecoupées de deux virages à gauche (St Mary’s et la Chicane). Outre le décorum, le tracé est lui aussi à l’ancienne avec une piste très bosselée qui évacue mal l’eau (nous y reviendrons) et des échappatoires quasi exclusivement en herbe.

Lorsque l’on vous propose de rouler à Goodwood, cela ne se refuse pas, c’est pour cela que nous avons mis le cap sur l’Angleterre samedi dernier. Une nuit sur le bateau et nous voici à Portsmouth, quelques kilomètres sur le côté gauche de la route et nous sommes devant l’entrée de l’enceinte du circuit.

Celui-ci est déjà ouvert et semble nous attendre, le contraste par rapport au Revival ou au Members Meeting est saisissant. Tous les lieux qui nous sont habituellement interdits nous sont ici ouverts. On emprunte le tunnel sous le circuit et l’on se gare dans le paddock du circuit : oui, oui le fameux paddock de Goodwood en bois et tôle qui accueille généralement des voitures à plusieurs millions. En ce samedi matin celui-ci semble nous être réservé pour notre plus grand bonheur.

Côté météo il n’y a pas grand-chose à espérer car tout au long de la journée la pluie succèdera au crachin et inversement. Nous roulerons donc dans des conditions climatiques typiquement britanniques et apprécieront à leur juste valeur la présence des essuie glaces neufs et du pare-brise chauffant.
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Après le briefing de sécurité il est temps de s’élancer enfin sur le tracé de Goodwood pour deux tours de reconnaissance. L’accélération dans la ligne des stands pour prendre la piste est un grand moment : ça y est on roule à Goodwood ! Il faut cependant se concentrer pour repérer les flaques d’eau résiduelles qui sont nombreuses et définiront notre trajectoire. Sans surprise la piste est relativement glissante mais celle-ci ne se révèle pas piégeuse pour notre MG B.

Lors des journées de roulage du GRRC, les voitures prennent la piste 5 par 5 et l’on a donc largement de quoi profiter du tracé sans être gênés par les autres concurrents. La majorité des concurrents roulent dans des voitures modernes : Ferrari 488 GTB, Porsche 911, Audi RS6, Nissan GT R … de leurs côtés les anciennes sont représentées par plusieurs MG B et également une Alfa Romeo GTA. Malgré la présence d’auto beaucoup plus puissante Morrissette ne démérite pas et se situe dès le début dans le rythme des autres participants à cette journée circuit. Les conditions climatiques nivellent les différences entre les voitures et les 140 chevaux de la MG B ont parfois bien du mal à passer au sol.

Au fur et à mesure des séances on affine nos trajectoires et nos points de freinage. Nécessairement on passe de plus en plus vite et la voiture se révèle de plus en plus joueuse avec un train arrière très mobile. Le passage du virage de Lavant est toujours problématique car celui-ci est une véritable patinoire. Que l’on passe en 2ème ou en 3ème, quel que soit la trajectoire utilisée, Morrissette passe toujours ce virage en drift. La longue ligne droite de retour vers Woodcote est particulièrement jouissive car on atteint quasiment la vitesse maximum de la MG B et ce malgré une pluie battante.

Le circuit de Goodwood est indéniablement un circuit très technique et il est nécessaire d’y multiplier les séances de roulage pour maitriser au mieux les trajectoires. La plupart des courbes sont en réalité des doubles voir des triples courbes et la recherche de la trajectoire optimale nécessite des heures et des heures de roulage.

Avoir la chance de rouler sur le circuit de Goodwood est une opportunité unique et si vous avez la possibilité de le faire sautez sur l’occasion. Après avoir gouté aux joies du tracé de Goodwood on se prend à rêver d’y courir un jour …

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Voici nos photos de cette journée magique à Goodwood :
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